Parler d'Amour

L’amour existe-t-il encore ? Peut-on parler de la « mort de l’amour » aujourd’hui ?

L’amour existe-t-il encore ? Peut-on parler de la « mort de l’amour » aujourd’hui ?

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Il y a quelque chose que je ne comprends pas, que je ne comprends plus. En fait je crois que je ne comprends plus rien aux autres. Aux gens. Aux hommes. Aux femmes aussi. Aux relations humaines. À ce qui normalement fait la richesse de notre humanité et qui est devenu apparemment accessoire, ringard, utopique, dangereux même selon certains. De quoi s’agit-il ? De l’amour. Oui de l’amour. Des sentiments, des émotions, de ce que l’on ressent pour quelqu’un d’autre et qui nous lie, de cette alchimie, cette osmose, ce partage. Alors je me pose la question avec ce que je vois autour de moi, ce que j’entends, ce qu’on me confie, ce que j’ai vécu. Oui je me demande, l’amour existe-t-il encore ou est-ce que l’amour est mort ? Peut-on parler de la mort de l’amour ?

Pourquoi est-ce apparemment devenu si difficile d’aimer ?

D’aimer sincèrement, d’aimer longtemps, d’aimer vraiment ? Parce que nous sommes des monstres d’égoïsme, devenus trop égocentriques ? Parce que nous sommes des êtres trop matérialistes, trop pragmatiques ? Parce que nous sommes trop consommateurs, trop joueurs ? Trop impatients, que nous voulons tout, tout de suite, sans conditions ni engagement ?

Consommer tout, rapidement, le posséder, lui, la posséder, elle, puis un suivant, une suivante et tous les autres, sans attaches ni sentiments, surtout sans états d’âme, en se contentant de posséder un corps et en délaissant les âmes et les cœurs. Est-ce à cause de tout cela ?

Ou est-ce révélateur d’autres choses plus profondes ? D’incapacité, d’inaptitude ? D’angoisses, d’une peur réelle, viscérale, celle de souffrir, d’être désaimé, rejeté ? Ou carrément d’une façon d’aimer et de vivre qui disparaît des envies, des mœurs, des vies ?

L‘amour, pourtant si beau, serait-il mort ?

Pourtant l’amour ne se contrôle pas et c’est ce qui en fait toute sa beauté, sa puissance et aussi parfois, c’est vrai, l’intensité de la souffrance qu’il peut causer. Qui n’a jamais connu un chagrin d’amour ? Ceux qui n’ont jamais été amoureux… Alors oui cela fait mal, et en effet on n’a pas envie de souffrir, c’est logique. Mais ne pas aimer du tout, jamais, c’est comme rester une coquille vide d’émotions et de sentiments, pleine de néant.

Comment considérer que l’on vit vraiment, pleinement si l’on n’a jamais vibré d’amour pour quelqu’un, si on n’a jamais été amoureux, si l’on n’a jamais aimé ?

Est-ce vraiment possible ? Est-ce une option à prendre en compte aujourd’hui ? De ne jamais aimer réellement quelqu’un ? Est-ce l’amour qui fait peur parce qu’il est incontrôlable justement et qu’on a peur qu’il nous assujettisse à l’autre, qu’il nous rende dépendant ? Qu’il nous asservisse ? A-t-on peur d’y croire parce qu’on n’arrive plus à faire confiance à l’autre, qu’on se persuade qu’aimer c’est forcément se perdre en route et être dépendant ?

N’est-ce pas la définition de l’amour même qui a été écornée, associée à trop de négativité ?

On ne sait plus ce qu’aimer veut dire

Tomber amoureux puis aimer sur la durée est associé à l’idée de couple, d’une relation sérieuse, suivie, engagée. Et aujourd’hui, c’est cette logique qui bloque, que beaucoup rejettent. L’idée même du couple donne une allergie à certains, ils la rejettent totalement. Pourquoi ? Car pour eux, être en couple, s’engager dans une relation, faire des projets de vie commune, c’est s’engager envers l’autre, pour une durée indéterminée. Seulement là où on devrait y voir  des projets, des possibilités, de la positivité, un message d’amour, un espoir d’avenir, aujourd’hui on y voit que des contraintes.

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Couple ? Contrainte. Relation exclusive ? Contrainte. Vie commune ? Contrainte. Enfant ? Contrainte.

L’engagement sentimental sous toutes ses formes est associé à l’idée de contrainte. Cela est synonyme de perte de sa liberté, voilà ce que beaucoup pensent.

Alors on n’avance plus de la même façon. On recule même. On rencontre quelqu’un et si jamais l’opportunité d’une histoire d’amour se profile, on s’enfuit avant. On ferme son cœur, on ne veut pas l’écouter.

Pourquoi ? Parce qu’on a cette croyance erronée en tête, de plus en plus, que l’amour c’est dangereux, contraignant, destructeur. Que cela emprisonne, que cela nous fait perdre notre identité.

Le célibat, vanté comme LE statut sentimental à la mode ?

Que gagne-t-on à fermer son cœur ? À refuser d’en ressentir ses battements pour un autre ? Rien, à part le risque de le laisser s’assécher et de rester seul, de plus en plus solitaire, déconnecté des choses de l’amour. Alors on préfère s’amuser avec la légèreté et l’insouciance du célibat. Pourquoi pas ? Personne n’a dit que le couple était le modèle absolu. Obligatoire. C’est vrai, être célibataire n’est pas en effet une tare. Mais fermer la porte de sa vie à l’amour… Le déformer, le salir en se contentant de braves étreintes, d’un désir programmé, de mots sans profondeurs, de gestes sans sentiments. Le désir et rien d’autre, et encore, plutôt l’assouvissement de pulsions. Parfois à répétitions. Quelle tristesse. Non ?

Nous sommes des êtres pensants et aimants. Doués de réflexion, d’intelligence et de raisonnement. Mais aussi d’émotions et de sentiments. Et là… On se gâche, on se fourvoie. On refuse d’ouvrir cette part de notre être. Quelle angoisse commune cela révèle-t-il ? Qu’est-ce qui se passe ?

Pourquoi opposer le couple et la liberté ? L’amour et la liberté d’être soi ? Oui pourquoi ? Être à deux ne signifie pas perdre son individualité. Son identité. Aimer ne veut pas dire moins s’aimer. Au contraire.

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On mélange tout, on se vante d’un détachement surfait, d’un célibat assumé, d’une légèreté intime épanouissante. Foutaises… Qu’y a-t-il de réjouissant et d’exaltant à se dire « je ne serai jamais amoureux, je n’aime personne, je ne crois pas en l’amour, je suis très bien seul… » 
Rien, à mon sens. Le célibat, avec sa solitude affective ou sa légèreté sentimentale, est parfois une étape nécessaire, c’est un fait. On a parfois besoin de temps pour se retrouver, guérir, réfléchir, savoir ce que l’on veut. Mais je pense que cela doit rester une étape, pas une fin en soi.

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Je ne dis pas que le bonheur dépend exclusivement du fait d’être en couple, je ne parle même pas de l’idée de couple, je parle du fait de ne plus vouloir aimer, de ne plus croire en l’amour.

Mais l’amour n’a pas dit son dernier mot !

On n’a jamais été aussi connectés, aussi proches les uns des autres et pourtant aussi éloignés. On n’a jamais autant eu la possibilité de rencontres et d’échanges et pourtant on reste à la surface. Créer un lien fait peur. C’est devenu tristement banal.

Voir et revoir la même personne, c’est devenu un aveu de faiblesse, car c’est prendre un risque. Celui de s’attacher, de tomber amoureux. De se faire piéger par l’Amour.

Qu’il était bon le temps où les choses étaient simples. Où toutes ces questions n’existaient pas au sujet de la relation que l’autre voulait vivre. Où on ne parlait pas de critères et de cases à cocher. De plans ou d’aventure, de période d’essai avant une relation, des phrases toutes faites de « je ne veux pas de relation prise de tête, je ne recherche rien de sérieux, je ne veux pas de contraintes. »

On ne veut plus tomber amoureux, on ne veut plus « être » avec quelqu’un et pourtant on ne veut pas être seul. On n’est pas fait pour le rester, le cœur sec et fermé à double tour, éternellement.

Avant… non, ne soyons pas aussi pessimistes l’amour existe encore, l’amour n’est pas mort, heureusement. Oui cela existe encore. De se rencontrer naturellement, de construire une relation sans se poser toutes ces questions vides de sens, de ne pas se mettre de barrières.  C’est signe de maturité, de sincérité et d’intérêt. Et qui sait, avec le temps, d’engagement. C’est juste plus rare à trouver, plus long. Mais il ne faut pas pour autant se satisfaire de ce qui ne nous convient pas.

Non l’amour n’est pas mort et les preuves d’amour demeurent parmi les plus belles choses au monde…

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