Parler d'Amour
Plus l’envie de t’aimer

Plus l’envie de t’aimer

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Plus envie de te voir. Plus envie de te sentir ni de te toucher. Plus envie de te supporter, de sourire et d’essayer de te faire m’aimer. Ton odeur a disparu, tu as le parfum du néant. Ta peau douce et sucrée qui me rendait folle de toi n’est plus qu’une surface rugueuse et détestable. Ton silence est pesant, omniprésent, il grandit comme un enfant abandonné, il évolue sous le signe de la perversion. Tu avais les yeux bleus desquels on voit  l’amour violent et passionné, petit amblyope devenu aveugle. Ta douceur était ma force, mais elle a disparu dans les profondeurs de ta cécité. Tu n’es plus capable, ni de voir ni de comprendre, que certains êtres sur cette terre auraient été capables de t’apporter toute la lumière dont tu avais besoin. Tu as préféré broyer ce don de soi et rester dans le noir, le nez poudreux, les yeux brumeux.

Les vagues de sanglots remontent dans la gorge salée de ceux que tu as écrasés. Et moi… Moi je pleure la perte de celui qui, un jour, m’a apporté le bonheur.

Fais-moi l’amour mais sans le dire. Une dernière fois. Sentir que l’amour a déjà existé, sentir que ta chair et la mienne ne pouvaient faire qu’un. Accorde-moi ce dernier tango sensuel, lâchons ce dernier soupir avant de délier nos mains pour l’avenir incertain.

Ça fait peur de tout recommencer, de recoudre les déchirures du passé, de s’adonner à de nouvelles passions en sachant à l’avance comment le poison amoureux va les faire évoluer et s’échouer sur des marées de larmes. Ça fait peur de ne plus avoir de tes nouvelles, de ne plus entendre ta voix, jamais plus. Les présents jamais ne durent, j’aurais dû m’en douter, je ne veux pour autant conjuguer notre amour au passé, je veux simplement l’occulter, le ranger dans ses tiroirs à souvenirs que jamais je n’ose ouvrir.

Je t’ai aimé. Tout le monde a déjà aimé. Mais moi, moi… Je t’ai aimé à perdre haleine, à t’écrire sur mes veines, je t’ai aimé à l’amour, aimé à la mort, je t’ai aimé au point de me changer, de transformer l’enfant en monstre géant qui n’a plus peur de rien, pour toi mon amour, pour  que tu sois fier. Mais toi sous tes airs de paon fanfaronnant, tu n’as rien dans les artères, plus de liquide hémorragique pour faire battre ton coeur.

Est-ce qu’on s’en souviendra après ? Est-ce qu’on aurait pu s’aimer mieux ?

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