Parler d'Amour

« Au moins, j’aurais aimé » Un texte qui risque de vous faire pleurer

« Au moins, j’aurais aimé » Un texte qui risque de vous faire pleurer

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Tout est fini. Il n’y a plus de câlins, de baisers avant de s’endormir. Il n’y a plus de soirées entremêlés dans le canapé, plus de restaurants en amoureux. Il n’y a plus ton regard dans le mien et ton odeur sur l’oreiller. Il n’y a plus de je t’aime silencieux et de tu es belle audacieux. Il n’y a plus.

Alors vous allez me dire que l’amour ne sert à rien car on finit toujours par souffrir ? Je vous répondrai peut-être oui pour la fin de cette phrase, mais non au début. Parce que voyez-vous, mesdames, messieurs, au moins, j’aurais aimé.

Peut-être que je n’ai plus rien, peut-être que je suis vidée, peut-être que mon coeur étriqué souffre le martyr. Peut-être que j’ai mal à ne plus pouvoir sortir un son de ma gorge, peut-être que j’ai le sentiment d’avoir perdu le goût des choses simples, peut-être que j’ai la sensation que ma vie s’est arrêtée. Mais j’ai aimé. Oh oui j’ai aimé.

J’ai connu l’amour. Le véritable amour, celui qui vous transporte, celui qui vous submerge. Celui qui vous prend violemment et explose sur votre peau comme une caresse aussi douce que brutale. J’ai connu le coup de foudre, celui qui vous fait vibrer, celui fait sortir le coeur de son coffre fort. J’ai connu les rires, le plus beau des rires. J’ai connu les parties de cache-cache nocturne dans le salon, les séances essayages de lits chez Ikea, les papouilles tous les soirs avant de m’endormir pendant sept années consécutives. J’ai vécu notre amour en France, à l’étranger, à la plage, à la montagne, sur la neige, sous la mer. J’ai connu le plaisir des premières découvertes : nager dans l’océan avec des tortues géantes ou goûter un nouveau parfum d’Haagen Dazs. J’ai connu les cris et les disputes et les retrouvailles intenses qui s’en suivaient. J’ai connu le bonheur à l’état pur, celui qui vous fait mettre la tête en arrière et vous laisse emportée dans un tourbillon euphorique. 

Alors je m’en fiche d’avoir mal aujourd’hui. Si c’est le prix à payer pour vivre des émotions aussi intenses, je veux bien souffrir ! Car quoi qu’il arrive désormais, je peux le dire : Au moins, j’aurais aimé.

Peut-être n’aimerais-je plus jamais ainsi. Peut-être aimerais-je mieux, plus fort, plus vite, plus égoïstement, plus naïvement. Peut-être n’aimerais-je plus jamais, peut-être mon coeur est-il désormais condamné… Non, je ne crois pas.

Jamais je ne pourrais aimer de la même façon car je suis persuadé que l’amour s’adapte selon les personnalités. Et toi, tu étais barge, tu étais fou, aussi fou que moi j’étais folle de toi. Alors je t’ai aimé follement. Je t’ai donné tout l’amour que j’avais en stock, je t’ai fait rire autant de fois que j’ai pu. Jusqu’à ce que, sept ans plus tard, mes blagues te fassent moins rire, mon petit corps moins envie, ma personnalité moins rêver.

Mais je ne t’en veux pas. Parce que, au moins, j’aurais aimé.

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3 comments

  • Bonsoir Léa,
    Ne regrettez rien de cet Amour, il deviendra sans doute un jour, lorsque la douleur sera moins forte, votre plus beau souvenir.
    Je suis bouleversé par ce que je lis sur votre site, ces bouts d’amour, déchirés du grand livre de la vie.
    J’aimerai me livrer aussi. Raconter mon histoire, mes histoires, celles qui m’ont faites rêver, celles qui m’ont faites pleurer… mais je ne sais par où commencer.

    Soyez heureuse.

    Reply
  • C’est magnifique Léa! Ca me fait penser à une phrase d’Albert Camus (tirée de « Noces à Tipasa ») que j’ai vue cette semaine dans le métro et que j’ai photographiée d’ailleurs, tellement elle était émouvante: « Quand une fois on a eu la chance d’aimer fortement, la vie se passe à chercher de nouveau cette ardeur et cette lumière » 😍 😍

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