J’ai quitté ma femme à cause de sa jalousie maladive : un témoignage poignant

Comment retrouver la complicité des débuts dans son couple ?

Avec le temps, la relation de couple change. On s'éloigne, on communique moins, on s'engueule. Pourtant on s'aime toujours... Alors comment remettre son couple sur les bons rails et retrouver la complicité et les rires qui nous ont fait tomber amoureux ?

La jalousie est un sentiment qui peut totalement gangréner un couple. Éprouver de la jalousie est une réaction normale quand elle est mesurée et qu’elle ne dévie pas sur une forme de paranoïa, ne crée pas de crises permanentes et ne vire pas à la jalousie maladive. Vivre avec un conjoint jaloux maladif, c’est-à-dire suspicieux, méfiant, possessif, paranoïaque, qui n’a pas confiance est un véritable calvaire au fil du temps. Cela devient obsessionnel et peut donc facilement être invivable. Et mener tout droit un couple à la rupture. C’est le cas dans le témoignage suivant : un homme amoureux et fidèle a fini par quitter sa femme à cause de sa jalousie maladive. J’ai quitté ma femme à cause de sa jalousie maladive : un témoignage poignant.

Témoignage : j’ai quitté ma femme à cause de sa jalousie maladive

«  Notre rencontre est contemporaine de notre époque, elle fait partie de ce monde virtuel, de ces rencontres 2.0. J’ai rencontré mon ex sur un site de rencontres et je l’ai toujours assumé. A l’heure actuelle, beaucoup de couples se forment ainsi et je n’ai jamais eu honte de raconter comment je l’avais connue.

Au contraire même, cela prouvait que les sites de rencontres en ligne n’étaient pas que des fourmilières de célibataires en quête de plans d’un soir ou de couples infidèles. Nous étions l’exemple qu’on peut se rencontrer virtuellement et tomber amoureux au point de se lancer dans l’aventure du couple et de la vie commune.

Je crois que je suis tombé amoureux d’elle très vite.

J’avais conscience de son côté excessif, de certains de ses travers, de cette jalousie insidieuse mais je ne m’en inquiétais pas outre mesure. Je crois même que sur le moment, au début, j’ai trouvé cela plutôt flatteur.

J’étais amoureux, elle m’aimait aussi et pour moi ses accès de jalousie étaient des preuves d’amour. Je relativisais, ne voyais que le bon côté des choses. Et puis cela mettait du piment dans notre couple, on vivait une histoire passionnée, fusionnelle et je pensais que c’était ça, l’amour. Ce côté sanguin, cette jalousie.

Mais tout a basculé très vite quand on a décidé de vivre ensemble. Sa jalousie s’est invitée dans notre nouveau chez nous en même temps que tout le reste.

La passion s’est transformée en prison. Tous les jours ou presque, des cris, des larmes, du chantage affectif, de la méfiance, des tensions, des disputes, des crises.

J’ai essayé de comprendre, de la rassurer, de lui prouver qu’elle n’avait aucune raison de douter de moi, de mes sentiments et de mon engagement envers elle. Mais c’était plus fort qu’elle. Son passé la rattrapait et elle était incapable de dominer  ses vieux démons. Elle disait m’aimer mais ne me faisait pas confiance et doutait de mon amour.

Chaque jour, elle multipliait les choses invraisemblables pour me surveiller, pour trouver la preuve d’une infidélité, pour justifier sa méfiance à mon égard.

Elle avait besoin de nourrir sa jalousie maladive. Car il  s’agit bien de cela, d’une maladie.

J’ai connu les nuits où elle se relevait, me croyant endormi, pour fouiller dans mon téléphone ou éplucher l’historique de l’ordinateur. Elle trouvait des subterfuges pour pirater mes mots de passe sur les réseaux sociaux. Elle est même allée jusqu’à demander à ses amies célibataires de vérifier les profils masculins sur les sites de rencontres pour être sûre que je n’y étais plus depuis notre rencontre.

Il lui est arrivé de rentrer plus tôt du travail, non pas pour me faire une surprise, mais pour me prendre en flagrant délit d’adultère car, ne répondant pas immédiatement à ses SMS, elle était persuadée que je la trompais et que je menais une double vie.

Mes soirées entre potes étaient devenues de vrais calvaires.

Elle me faisait des crises de larmes pour ne pas que j’y aille, et quand enfin je partais, elle essayait de me retenir par le chantage affectif. N’y parvenant pas, elle me bombardait de SMS et d’appels aussitôt la porte franchie.

Voulant lui prouver qu’elle n’avait rien à craindre, je lui avais présenté mes amis, d’ailleurs pour la plupart en couple. Cela n’a rien arrangé. Elle ne supportait aucune des compagnes de mes amis, voyant en chacune d’elles des femmes infidèles et donc des rivales potentielles.

Elle en devenait paranoïaque, persuadée que je ne l’aimais pas, malgré mes déclarations d’amour, mon envie de l’aider, mon engagement auprès d’elle et notre vie commune.

Je ne savais plus quoi faire pour l’aider. J’en ai parlé à ses amis, sa famille, au médecin. Après chaque crise, je tentais de la raisonner, de la calmer et de lui faire comprendre qu’elle avait besoin d’aide. De comprendre les raisons de sa jalousie excessive, pour elle et pour nous. J’ai essayé maintes et maintes fois.

Je l’aimais, je voulais qu’elle aille mieux. Mais je n’y suis pas arrivé. Sa jalousie maladive a eu raison de notre amour. J’étais devenu prisonnier de mon couple, pas assez fort pour aider la femme que j’aimais, je n’avais pas les armes pour.

Je m’en suis voulu mais j’ai fini par réaliser que si je restais, j’allais devenir fou. On se faisait trop de mal. Alors je l’ai quittée.

J’ai quitté ma femme à cause de sa jalousie maladive. Il n’y avait pas d’autre issue.

Deux années d’amour réduites à néant. Mais c’était nécessaire, vital même pour moi. Et pour elle. Cela a été long avant qu’elle comprenne que je devais rompre. Que c’était la seule solution. Elle m’a harcelée pendant des jours, alternant entre les cris et les larmes. Puis d’un coup, le silence radio.

J’ai appris par sa famille qu’elle avait eu comme un électrochoc à retardement. Sur le coup, elle n’a pas voulu croire à notre séparation. Elle était dans le déni de la situation et de sa jalousie maladive. Elle a fini par ouvrir les yeux. Aujourd’hui, elle a accepté d’en parler à un professionnel. Elle est suivie et elle essaie d’aller mieux.

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De mon côté, je prends mon temps. J’ai besoin d’être seul pour faire le deuil de cette histoire à laquelle je croyais tant au début. La possibilité d’une seconde chance entre nous est-elle envisageable ? Je pense que non, car même si l’on dit que l’on peut tenter de réparer quelque chose qui a été cassé, je ne crois pas qu’on puisse recoller ce qui a été complètement brisé. »

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