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Etre amoureuse d’un homme beaucoup plus jeune

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Peut-on tomber amoureux-se d’une personne plus jeune ? Etre amoureuse d’un homme beaucoup plus jeune ? D’une femme beaucoup plus jeune ?

« L’amour, c’est quand la différence ne sépare plus ». Jacques de Bourbon Busset

Tu as su me charmer subtilement avec tes compliments. Peut-être qu’à ce moment-là, c’est tout ce dont j’avais besoin, c’est tout simplement ce que j’avais envie d’entendre. Tu as tout fait pour effacer notre différence d’âge, pour me la faire oublier. J’aurais pu m’attendre, avec cette dizaine d’années qui nous sépare, à ce que ton discours soit surfait, ton approche immature, que tu ne sois qu’un beau parleur. Non, rien de tout cela. Enfin, des belles paroles, si, forcément. Lorsqu’on veut séduire l’autre, on n’est pas avare de compliments et de jolies phrases bien tournées. Mais cela n’était pas déplacé, tu as eu l’intelligence du respect, de la douceur, de la tendresse. Je me suis sentie d’égale à égal.

Ton approche était-elle calculée d’avance ou sincère ? Ton discours était-il orienté du fait de notre écart d’âge ? S’adresse-t-on différemment à une femme, selon qu’elle ait dix ans de plus ou de moins, pour la séduire ? Et à un homme plus jeune ou plus âgé ?

Peut-on sincèrement tomber amoureux-se d’un homme ou d’une femme de dix ou quinze ans de moins par exemple, lorsqu’on a 35, 40 ou 50 ans ? En somme, l’âge est-il un critère essentiel en amour ? Etre amoureuse d’un homme beaucoup plus jeune, d’une femme beaucoup plus jeune, est-ce un obstacle ?

Lorsqu’on est une femme, tombe-t-on automatiquement dans la catégorie jugée et si à la mode des cougars ?

Est-on forcément cataloguée comme une femme facile, légère, qui aime les petits jeunes pour le jeu et le sexe uniquement ? Ne peut-on pas parler de sentiments amoureux ?

Ces jeunes hommes de vingt à trente ans qui, pour beaucoup c’est vrai, voient en ces femmes des maîtresses potentielles pour les entretenir ou des amantes incroyables, avides de partager leur soi-disant toute nouvelle liberté sexuelle assumée, leur appétit insatiable après l’échec d’un mariage, d’une union ratée, fade, sans réel plaisir charnel. La femme mûre comme on l’appelle à partir d’un certain âge, ou qui a simplement déjà expérimenté la vie de couple, serait donc forcément une croqueuse de jeunes hommes, avide de multiplier les conquêtes masculines pour se rassurer ? Que de clichés…

Qu’en est-il des hommes ayant dépassé la quarantaine, parfois depuis longtemps, qui sont avec des femmes beaucoup plus jeunes qu’eux ?

C’est une réalité ancrée depuis plus longtemps dans les mœurs, ce n’est pas un phénomène de mode récent alors cela semble plus accepté aujourd’hui, cela choque moins, même si on reste dans ce double cliché : « Une femme jeune se tape un vieux pour l’argent et une femme plus âgée se tape un jeune pour le sexe.» Voilà le raccourci très souvent fait !

Mais est-ce à dire que l’amour, dans ces relations avec différence d’âge, est un mythe ?

Les sentiments amoureux sont-ils impossibles, l’un des deux se sert-il forcément de l’autre ? Aimer un homme de 25 ans lorsqu’on en a 40 ou un homme de 50 ans lorsqu’on en a 30, est-ce malsain ? Anormal ? Ou carrément utopique ? Cet écart d’âge est-il trop important pour permettre à des sentiments sincères de se développer pour créer une véritable relation de couple ? Avoir 10 ou 20 ans d’écart avec son partenaire, cela constitue-t-il un obstacle d’entrée de jeu, un critère de non-sélection ? Est-ce toujours un jeu, un rapport de force, un lien intéressé ?

Et d’ailleurs, pourquoi l’écart d’âge est-il autant stigmatisé ?

C’est presque à chaque fois perçu comme un problème, une source de déséquilibre profond à l’épanouissement d’un couple ou pire considéré comme une arnaque aux sentiments. Pour beaucoup cela veut forcément dire qu’il ne s’agit pas d’une vraie histoire, que c’est juste pour s’amuser, se rassurer, prendre du bon temps, se servir de l’autre. Peut-on se projeter avec quelqu’un qui a le double de son âge, qui a vécu ce que nous sommes à peine en train d’expérimenter ? A contrario, peut-on trouver auprès d’un partenaire plus jeune toute la maturité nécessaire pour construire une vraie relation sécurisante, rassurante, équilibrée, avec des projets communs ?

Lire aussi : Comment gérer la différence d’âge dans le couple ?

Et si on mettait de côté les questions existentielles sur la viabilité d’un couple présentant une certaine différence d’âge, pour revenir à l’essentiel. Aux émotions, aux sentiments. A ce qui est incontrôlable. A l’amour.

Peut-on tomber amoureux-se de quelqu’un de plus jeune ?

A partir de quel âge est-ce acceptable, toléré par les autres ?

Le souci, et c’est normal, c’est que l’amour est bien évidemment associé au désir, au sexe. Et que c’est cet aspect physique, charnel, intime qui perturbe le plus les mentalités. Est-ce anormal d’éprouver une attirance physique, du désir puis des sentiments amoureux pour un homme ou une femme qui n’est pas de notre génération ? Jusqu’où est-ce acceptable ? 5 ans ? 10 ? 15 ? Au-delà ? Où se situe la limite ? Qui la définit comme bienséante ?

Aujourd’hui, dans nos sociétés où les séparations et les divorces sont devenus monnaie courante, on trouve sur le « marché du célibat » autant de quadragénaires que de jeunes de 25 ans. Et ces hommes de 40 ans, pour prendre leur exemple, qui ont connu la vie de couple et de famille pendant des années, n’ont pas forcément envie de vivre à nouveau une vraie histoire. Idem pour les femmes. D’où la multiplication du nombre de célibataires et la difficulté à « refaire sa vie » aujourd’hui. Et souvent, cela entraîne une phase de célibat avec le besoin ou l’envie de faire des rencontres éphémères, de collectionner les aventures, de mettre de côté son vécu pour lâcher prise et oublier certaines responsabilités ; cela est souvent lié à la peur d’un nouvel engagement.

Alors il n’est pas surprenant, pendant que ces célibataires en quête de légèreté s’amusent, que d’autres cherchant à se poser, ne trouvent pas la maturité nécessaire chez un homme ou une femme de leur  âge mais plutôt chez un partenaire de 25 ou 30 ans qui lui, n’a pas encore vécu de réel échec sentimental, qui est en train de construire sa vie, et n’a pas peur de s’engager dans une relation sincère. Cela ne signifie pas qu’il faut jeter la pierre aux autres ou les juger, seulement force est de constater que l’âge des célibataires s’est considérablement élargi et qu’il n’est pas étonnant que des personnes avec une dizaine d’années d’écart se trouvent des affinités, parce que malgré leur différence d’âge, ils se retrouvent selon leur vécu et leurs envies sur le même chemin de vie et veulent avancer au même rythme.

Un couple avec un écart d’âge important a-t-il réellement plus de risques de se séparer aujourd’hui que les autres ?

Il existe sûrement des études sur ce sujet, mais je ne crois pas que cela soit un facteur déterminant face à tant d’autres causes de rupture. La société actuelle a fait exploser certaines barrières, certains repères et les célibataires sont directement concernés par l’évolution des mentalités. Pour le pire plus souvent que pour le meilleur, hélas. Cela engendre forcément des dérives, et l’autre est trop souvent considéré comme un objet de consommation sexuel qu’on utilise à sa guise avant de le jeter lorsqu’on n’éprouve plus suffisamment de désir ou qu’on a trouvé ailleurs de quoi assouvir sa nouvelle pulsion. Et dans cet univers des relations avec une grande différence d’âge, cela semble souvent amplifié.

A cause de tout cet imaginaire autour des cougars, des gigolos, des vieux beaux et des filles vénales. Cela existe, oui. Pour chaque relation de ce type, on peut rencontrer le pire. Mais c’est partout, il n’y a plus besoin de vivre une histoire décalée aujourd’hui pour connaître ça. Les histoires les plus banales ont leur lot de jeux malsains, de mensonges, de vide. Au final, l’important c’est de savoir, malgré tout ce qu’on peut entendre sur le sujet, tous les avis reçus qu’on n’a même pas demandés, si on ressent quelque chose, si on est en phase avec soi-même et avec l’autre, si ce que l’on vit est réciproque. Qu’on ait 40 ans et l’autre 25 ou l’inverse.

Peut-on tomber amoureux-se et aimer quelqu’un malgré dix ou vingt ans d’écart ?

A mon sens, oui.  Cela est-il forcément voué à l’échec ? Non. Cela peut-il durer ? Oui. Cela sera-t-il facile ? Peut-être pas au début. Et celles et ceux qui se lancent dans une telle histoire le savent. Ils savent qu’ils auront à subir le regard des autres, les pseudos conseils « c’est pour ton bien » et les jugements. Des histoires d’amour que la norme juge malsaines, honteuses, ou simplement trop compliquées, selon ses critères prédéfinis, il y en a plein. Age, poids, taille, couleur de peau, origine, religion et même encore milieu social, la différence est pointée du doigt et stigmatisée. Toujours. L’ignorance et la bêtise créent la peur et la peur crée le jugement. Mais l’amour n’a que faire des différences et des frilosités, des jugements et de la méchanceté.

Qui a dit que les plus belles histoires d’amour étaient les plus simples ?

« Depuis la nuit des temps  les êtres humains s’aiment d’amour. Quelle que soit la différence. L’amour n’a pas d’âge, il n’y a pas d’amour impossible, tout amour vaut mieux que le manque d’amour ». Philippe Labro

Audrey

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