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Etes-vous prête à être en couple ? De la difficulté de sortir du célibat

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Etes-vous prête à être en couple ? De la difficulté de sortir du célibat

Par Audrey

« Si tu avais un homme/une femme dans ta vie, quelle serait ta soirée idéale en amoureux ? »

 « Ta conception du couple, d’une relation amoureuse aujourd’hui, c’est quoi ? »

« Quel(le) amoureux-se es-tu ? »

Voilà autant de questions que l’on peut se poser à soi-même, entre copines ou que l’on peut lire en s’inscrivant sur un site de rencontres ou dans les tests des magazines féminins.

Et la fameuse « Quel(le) est ton homme/ta femme idéal(e) ? » qui remporte tous les suffrages tant cette question est posée partout, tout le temps ; constituant une première approche.

Le célibat n’a jamais autant fait parler

En fait, le célibat n’a jamais autant fait parler, couler d’encre, cogiter, il est au centre de beaucoup de conversations et de préoccupations.

Etre séparé(e), divorcé(e), c’est devenu tristement banal, qu’on ait 30, 40 ou 50 ans. Et le célibat dure de plus en plus longtemps, des mois ou des années, parfois entrecoupé d’aventures, de relations éphémères, de tentatives qui finissent en échecs, on met de plus en plus de temps à refaire sa vie réellement après une séparation ou un divorce.

En effet, après une période de vie commune ou un mariage, la fondation d’une famille depuis plusieurs années, il y a souvent une longue période de célibat.

Transitoire ? Nécessaire ? Subie ?

Elle est souvent propice aux rencontres sans lendemain, aux relations pansement, à une longue période de réflexion. C’est un mal pour un bien car c’est une bonne chose de prendre le temps nécessaire pour se retrouver, faire le deuil de sa relation passée, trouver un nouveau rythme de vie seul(e), avec ou sans enfants, et savoir comment on envisage son avenir sentimental.

Refaire sa vie

Refaire sa vie… L’expression illustre bien l’échec de la relation précédente et la seconde chance que l’on peut se donner. Mais ce célibat choisi ou imposé nous fait réfléchir, évoluer. Petit à petit, nos priorités changent, notre mode de fonctionnement, nos habitudes quotidiennes. On pense à soi, on n’a plus à se soucier des besoins et de envies de l’autre, de ses états d’âme. On devient, par la force des choses, plus indépendant, on doit affronter notre solitude et bien souvent notre carapace se renforce.

Alors comment faire pour ne pas tomber dans l’égoïsme ? Pour garder à l’esprit que nos besoins personnels ne doivent pas prendre toute la place et fermer la porte au reste ?

Comment faire pour ne pas oublier de penser à deux, pour deux ?

On acquiert des automatismes de pensée et d‘agissement en étant célibataire, on se crée une nouvelle vie, de nouveaux réflexes. Quelle place reste-t-il à un(e) autre ? Comment faire pour ne pas perdre l’idée du couple à moyen/long terme ?

Au final, lorsque deux célibataires endurcis par la force des choses se rencontrent, qu’ont-ils à s’offrir ? Comment vont-ils s’apprivoiser, trouver leurs marques et pour chacun une place naturelle et légitime ?

Lorsqu’on est seul(e), on se dit souvent que plein de choses nous manquent. Des petites attentions, des petits riens, des surprises. Un restaurant ou un ciné en amoureux, un weekend improvisé mais aussi tout simplement préparer un dîner pour deux, passer une heure au téléphone à se raconter sa journée, faire un câlin sur le canapé, passer la nuit dans les bras de l’autre… Toutes ces choses qui définissent une relation et construisent un couple au fur et à mesure, ces moments complices qui manquent et qu’on aimerait revivre.

 Seulement dans les faits, concrètement, est-ce aussi simple ?

Ferons-nous naturellement et spontanément une place à l’autre dans notre vie de célibataire ou a-t-on acquis en quelques mois ou quelques années trop de réflexes de vieille fille ou de vieux garçon, égoïstes, trop à l’aise dans sa petite zone de confort pour vouloir véritablement en sortir ?

Je me pose cette question après avoir vu cette tiédeur, ce blocage, cette peur de partager à nouveau sa vie avec quelqu’un chez beaucoup de personnes autour de moi, hommes comme femmes. Pour certain(e)s il s’agit en effet que d’une excuse toute faite pour ne pas s’engager et s’amuser en faisant miroiter à l’autre l’espoir d’une réelle relation suivie et sincère. Mais pour d’autres, le blocage est réel comme s’ils avaient perdu le mode d’emploi et non pas l’envie, mais la capacité, la logique de penser pour deux. Alors il faut y aller doucement bien entendu, un temps d’adaptation est sain avant de plonger tête baissée dans une nouvelle histoire. Mais ce constat est de plus en plus fréquent.

« C’est un homme sérieux/une femme posée mais cela n’a pas fonctionné car il/elle était trop indépendant(e), centré(e) sur lui/elle-même, indisponible, habitué(e) à vivre seul(e), à ne plus partager à deux…»

Ces mécanismes d’auto-défense servent à se protéger

Alors j’aime à penser que ces mécanismes d’auto-défense inconscients sont involontaires et ne servent qu’à se protéger. Et qu’en la présence d ‘une personne de confiance les verrous sauteront.

Oui j’aime à penser que les choses se feront naturellement sans pression, sans avoir la sensation qu’accueillir quelqu’un dans sa vie à nouveau est forcément renoncer à une partie de soi-même, à son confort, à son bien-être. Je pense que cette période de célibat est bénéfique pour se retrouver face à soi-même, pour se reconstruire si nécessaire et avancer mais pas pour s’enfermer dans une bulle. Se créer un cocon protecteur et douillet dans lequel on se sent bien est une bonne chose et il faut le conserver. Chacun doit avoir dans un couple son jardin secret, ses moments rien qu’à soi, son identité marquée, son individualité propre.

Mais tout l’intérêt de cette reconstruction est de trouver un nouvel équilibre entre soi et les autres, entre soi et l’Autre, et avec soi.

Alors quel est notre idéal, peut-on le définir totalement, je ne pense pas. On ne peut pas tout quantifier, tout rationaliser en amour.

Mais qu’a-t-on à lui offrir, à cet Autre ? A mon sens, plein de choses et sûrement encore plus belles et plus saines après avoir mis à profit la solitude de notre célibat pour savoir qui l’on est et ce qu’on veut vraiment vivre. Ouvrir sa porte à quelqu’un, oser lui faire une place dans sa vie, ce n’est pas au détriment de soi, de ses envies ou ses besoins. C’est en complémentarité de l’équilibre de vie qu’on s’est déjà construit seul(e), c’est avoir conscience qu’on a trouvé notre place et qu’on est prêt(e) à partager notre existence avec quelqu’un d’autre.

Audrey

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