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Besoin de me retrouver seule, dans ma bulle

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Besoin de me retrouver seule, dans ma bulle

Par Audrey

J’ai besoin d’être seule, de m’isoler un moment dans ma bulle, de me ressourcer. Pas pour m’enfermer et tourner le dos au monde, non mais juste pour retrouver mon souffle, revenir à l’essentiel, ne pas me perdre en route. Oui me retrouver tout simplement, maintenant que je sais de mieux en mieux comment je fonctionne et qui je suis. Ce que je veux, ce qui me fait avancer.

Me prouver peut-être aussi ce dont je suis capable. Etre sûre que je suis prête à être avec un homme réellement, et pas seulement pour me rassurer, combler un manque, une solitude parfois trop présente, c’est vrai.

Je ne veux pas pour autant me cacher des autres ou hiberner, ce n’est pas ça le problème.

J’ai envie et besoin de continuer à sortir, échanger, interagir avec les autres, mais plus de cette façon. Sans rencontrer un homme à tout prix, sans même espérer une rencontre, sans aucune envie de séduction. Je ne pense pas régresser ni laisser la méfiance reprendre toute la place en agissant ainsi. Je ne pense pas être blasée des relations amoureuses au point d’accepter mon futur destin de vieille fille et mère célibataire. Non il ne s’agit pas d’une période régressive, de rejet, de désespoir. Il ne s’agit même pas d’un choix mûrement réfléchi. C’est une évidence qui s’impose à moi, une étape nécessaire dans ma vie.

Lire aussi : Je suis en paix avec mon statut de célibataire

Le célibat, la solitude affective, les remises en question mais aussi les relations décevantes, faute de mieux, je connais. On ne signe pas pour cela mais on s’y retrouve confronté un jour ou l’autre après une séparation. On se retrouve propulsé malgré soi sur ce gigantesque marché de célibataires toujours plus nombreux, toujours plus fluctuant. Mais sans mode d’emploi, sinon celui du non-respect des codes auparavant en vigueur dans les relations amoureuses. Alors on fait au mieux pour sortir en un seul morceau de cette jungle, de cette course à la rencontre, même si on y laisse quelques illusions au passage.

Mais grâce à cela, on apprend plein de choses sur soi :

Ses limites, ses barrières et on ose les franchir ou non, prendre des risques et se faire confiance, tenter ou au contraire savoir dire non.

On apprend aussi et surtout au fil du temps, à ne plus se forcer pour faire comme les autres, à ne plus perdre son temps en vain, à ne plus faire semblant d’être celle qu’on n’est pas. Certains aiment jouer et se laissent glisser dans ce faux jeu de séduction, dans cette double vie, dans ce monde virtuel trop présent, dans cette drague de collectionneurs, dans ces soirées sans lendemains prometteurs.

On a tous nos limites, pratiques, émotionnelles et psychologiques.

 Moi je les ai toutes atteintes en même temps et j’ai eu l’impression de passer un cap, sans transition.

D’un point de vue pratique, je n’ai plus l’énergie et le temps pour rester disponible quasi H24 à une hypothétique rencontre avec un pseudo #PrinceCharmant60 !

Emotionnellement, j’ai été trop naïve par le passé, trop sensible puis trop entière pour rien ; je tiens à conserver mes illusions encore intactes et mes idéaux amoureux.

Psychologiquement, j’ai trop avancé sur moi-même pour faire semblant de croire en un modèle qui ne me ressemble pas.

Donc aujourd’hui, je sais que je suis d’une certaine façon sentimentalement indisponible pour tout cela, tout ce qui me semble faux, surfait, forcé.

Non pas que je refuse l’échange avec un homme rencontré de visu mais je ne provoque pas de rencontre, je ne fais pas le premier pas comme si ma vie sentimentale en dépendait. Et si le discours de cet homme est trop orienté, ne me convient pas, je ne me force plus. Plaire, c’est toujours agréable pour l’ego parait-il, c’est rassurant. Sans doute.

Mais si après un regard partagé, un sourire, une danse, les premiers mots échangés sont sans saveur ou orientés exclusivement sur la fin de soirée et la nuit à venir alors je zappe. C’est rédhibitoire, et je l’assume.

Je n’ai plus « le temps de perdre mon temps » en futilités, jeux puérils et défis inutiles.

Sur la dernière application de rencontres que j’avais, je n’avais même plus envie de répondre aux messages, je ne trouvais plus d’intérêt à répondre à un énième « salut ça va ? », la curiosité s’est envolée. Peut-être ai-je tort ? Peut-être que derrière cet énième profil se cachait celui qui m’aurait fait changé d’avis, l’exception qui confirme la règle ? Peut-être mais je suis trop dubitative pour regretter quoi que ce soit, j’ai atteint un point de saturation sans retour possible en arrière.

Ce qui m’est arrivé depuis ma séparation a modelé celle que je suis devenue, et les rencontres faites depuis ont construit celle que je suis aujourd’hui. Une femme, célibataire certes, mais surtout consciente de qui elle est, de ce qu’elle vaut et de ce qu’elle veut faire de sa vie, et  des moyens à se donner pour atteindre ses objectifs.

Mes projets et mes rêves, comme mes peines et mes erreurs passées, je les assume et les vis seule. Moi seule suis maitresse de ma vie et de mon avenir. C’est un fardeau parfois lourd à porter, un  sérieux défi mais c’est ma responsabilité.

Rencontrer un homme ajoutera de la valeur à la vie que j’essaie de construire mais je ne veux plus être dépendante d’une rencontre, d’un homme, d’une relation, de mes émotions au détriment de mon équilibre de vie encore fragile, tout juste acquis et si précieux. J’ai décidé de mettre mon célibat de côté, de ne plus me définir ou vivre à travers lui. Si c’est un pari risqué, alors je le prends. Cette bulle de recul et de réflexion est mon évidence actuelle.

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