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Croire encore en l’amour, au grand Amour

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Croire encore en l’amour

Par Audrey

Cela n’a pas toujours été un long fleuve tranquille sans vagues ni courants contraires. Cela n’a pas toujours été rose comme on dit, passionné ou romantique, sans soucis.

Il y a eu des remous, des hauts et des bas, des disputes, des cris, des crises même.

Des éclats de voix à faire trembler les murs, des silences lourds de reproches, des larmes porteuses de rage et de tristesse. Des désaccords, des incompréhensions, de la distance, des tensions.

Un ras le bol de la routine, du train-train quotidien qui bouffe, un ennui parfois, des doutes, une absence de désir, la flamme qui vacille.

Oui il y a eu tout cela et il y a encore des jours avec et des jours sans, des reproches, des mots qui emportent, des silences qui éloignent, des larmes qui frustrent.

Mais, malgré ces moments-là, ils sont toujours là. Ensemble. A deux. Soudés, liés, solidaires, contre vents et marées. Sincères, amoureux.

Oh, sans soute pas amoureux comme au premier jour, mais toujours l’un avec l’autre, bienveillants, soucieux du bonheur de l’autre. Continuant à avancer sur le même chemin de vie même si celle-ci a parfois été tortueuse. Leur force réside sûrement dans cette acceptation que tout ne peut pas être parfait. Ils le savent. Ils le reconnaissent. Mais cela n’enlève rien à l’engagement, à l’amour, au dévouement, au sens de la famille.

Cette sincérité du cœur et cette envie de mener une vie heureuse pour soi et pour l’autre, avec l’autre, font tomber les obstacles. Pas sans larmes, pas sans mal. Mais reconnaître la difficulté, surmonter les choses ensemble, se remettre en question et se donner les moyens d’avancer, de continuer ensemble, c’était une évidence.

Et ils l’ont fait. Ils le font.

Ils ? Ces couples toujours ensemble après dix, vingt, trente, quarante ans de vie commune ou de mariage. Nos parents, nos grands-parents.

Un modèle ? Un idéal ? Ou une vision du couple et de l’amour désuet, impossible aujourd’hui ? L’amour qui dure n’est plus dans l’air du temps semble-t-il. Doit-on l’accepter, est-ce logique, symptomatique de nos sociétés actuelles, de nos modes de consommation ? Est-ce une fatalité ?

On dit souvent qu’avant, du temps de nos grands-parents, les couples restaient ensemble par obligation. Qu’on ne se séparait pas par tradition, par peur du regard des autres, du qu’en dira-t-on. Que les femmes ne partaient pas faute de métier, de moyens, qu’elles muselaient leur envie de liberté. Par peur du jugement. Qu’on restait ensemble parce qu’on s’était engagés pour la vie devant témoins, que cela ne se « faisait pas ». Certains disent même que l’amour ne comptait pas forcément, que les sentiments étaient optionnels. Qu’ils soient là ou non, qu’ils s’évaporent avec les années ou pas, on se devait de rester.

C’est vrai pour certains couples, comme ça l’est toujours. Rester ensemble par habitude, confort, peur de l’inconnu,  du regard des autres, par obligation, par peur de la solitude.  Cela existera toujours.

Mais ce qui importe, n’est-ce pas plutôt le bonheur des couples qui traversent les années ensemble, qui ont fait de leur amour une force pour se construire une vie heureuse à deux ?

Le désamour est quelque chose de triste, de douloureux et on ne peut pas se forcer indéfiniment à faire semblant d’aimer l’autre. Mais la solitude est également dure à vivre. On dit que l’on sait ce que l’on perd, jamais ce que l’on gagne. Qu’il faut arrêter de chercher quelqu’un de mieux lorsqu’on a trouvé quelqu’un de bien. San jouer avec des proverbes, sans faire l’apologie du couple, du fait de rester ensemble coûte que coûte, il y a quand même une énorme part de vrai dans tout cela.

On le sait, il y aura des épreuves à traverser. La vie est faite ainsi. Mais seul ou en couple, la vie réserve des mauvaises surprises. Ne vaut-il pas mieux être accompagné pour les affronter ? Oui c’est vrai le couple peut générer des tensions, des  sentiments contradictoires, des incertitudes. Mais ne vaut-il pas mieux souffrir d’amour pour mieux aimer ensuite que de ne jamais rien ressentir ?

Et si on prenait le temps, tout simplement ?

Le temps de se regarder, s’apprivoiser, se découvrir, se familiariser l’un avec l’autre. Le temps de se voir et se regarder, se parler et se confier, s’écouter et s’entendre, consoler et se laisser aller, se soutenir et se stimuler ? Partager tout simplement ? Prendre le temps de ressentir, désirer, aimer ? Laisser le temps aux sensations, aux émotions, aux sentiments de naître et d’éclore. A l’amour de s’installer, réellement.

On résume souvent cela à une expression, mariage ou non, « pour le meilleur et pour le pire ». Généralement le pire survient lorsqu’on se déchire et que l’on finit par se quitter. Pas lorsqu’on choisit de rester ensemble. A chacun son modèle, à chacun sa conception de l’amour, du couple, du bonheur à deux.

Moi, quand je les regarde, je sais les épreuves qu’ils ont traversées, les doutes qui les ont parfois ébranlés.

Mais je vois aussi et surtout le lien unique qui les définit, la force de l’amour qui est toujours là malgré tout, qui les fait avancer. Peut-être ai-je mûri. Vieilli tout simplement. Ma vision des choses de l’amour a changé parce que j’ai moi-même compris l’importance des compromis, des concessions, du dialogue tout en restant moi-même. La nécessité de se remettre en question tout en partageant ses émotions même négatives. J’ai toujours admiré et été émue face à ces couples qui traversent le temps ensemble mais j’avais cette question, ce doute en tête : « s’aiment-ils encore, vraiment ? ».

Je me demandais si c’était possible, si cela rendait heureux, si on pouvait continuer à s’aimer malgré l’usure de l’amour.

Aujourd’hui j’ai compris que oui, l’amour qui dure, ça existe. Que pour certains ce sera toujours aussi fusionnel et passionné, pour d’autres ce sera plus tendre, plus affectueux. Peu importe.

A chacun sa façon de vivre l’amour, d’aimer, d’être amoureux. Sa façon de le partager, le ressentir, le vivre. Tant que cette vision de l’amour est partagée et réciproque, tant qu’on est sur la même longueur d’ondes. Tant qu’on est deux.

A vous qui vous aimez depuis si longtemps à votre façon, qui construisez votre couple jour après jour, qui avez compris que l’amour se réinvente et doit être préservé. Que lorsqu’une chose est abîmée, on peut la réparer et pas nécessairement la jeter. A vous tous qui « ne badinez pas avec l’amour », merci, vous êtes une source d’inspiration. 

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