Parler d'Amour
L’amour dure-t-il trois ans ?

L’amour dure-t-il trois ans ?

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Selon ce prétendu provocateur qu’est Beigbeder, l’amour dure trois ans. Comme il le soumet, “le bonheur n’existe pas. L’amour est impossible. Rien n’est grave.”

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Cette théorie de mec faussement mal dans ses pompes, qui ne jouit de la vie qu’en se considérant comme un raté, un incapable d’aimer, mais malgré ça persuadé d’être fascinant, c’est quelque peu gonflant. Toutes ces façades attrape-filles, très peu pour vous !

Il s’agit donc de la théorie fondatrice de ce qu’il affirme sur la durée d’une idylle, par définition brève et peu construite. Face à ces trois arguments, vous pouvez vous permettre de réfuter l’hypothèse de l’accusé !

Le bonheur n’existe pas ? Voyez cela différemment ! Quel est selon vous le bonheur ? Qu’appelez-vous le bonheur ?

S’agit-il de quelque chose de profond, en référence à l’amour uniquement ? Une forme de jouissance, quelque chose d’irrationnel, d’inatteignable ? Ou chaque moment de la vie, que vous appréciez à son échelle peut-il être considéré comme appartenant au champ lexical du bonheur ? C’est à vous de considérer le bonheur comme bon vous semble, mais sachez simplement qu’il n’est pas difficile de faire de la vie un bonheur à part entière. Tout est une question d’état d’esprit. Sans pour autant devenir exubérant, sans en faire des tonnes, simplement apprécier les moments qui construisent vos journées. Le verre à moitié plein. Avec votre homme, vos amis, votre famille, seule. Le bonheur existe. Le bonheur est subjectif. Rien ne sert de lire des ouvrages et d’assister à des conférences de gourous en mal d’argent pour croire au bonheur. C’est à la portée de tous, gratuitement, simplement, évidemment. Créez votre propre définition du bonheur. Adaptez-la aux personnes qui vous entourent.

L’amour est impossible. Ah, très bien ! C’est vrai que l’amour ne rime qu’avec jalousie, égoïsme, complications…

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L’amour n’a strictement rien d’évident, que dis-je, c’est la définition même de la complexité, mais pourquoi le juger impossible ? Toutes les histoires d’amour se ressemblent, car les préoccupations sont les mêmes. Mais, n’oubliez pas ceci : à chacun sa manière de le vivre, de le concevoir, de le faire. Vous vivez mesdemoiselles dans un monde où tout est considéré comme dramatique, malsain, léger (imposé au sens péjoratif du terme). Chaque génération est pointée du doigt, et surtout sur sa manière de prétendre à un bel amour. La conception de cet amour évolue, mais le sentiment reste le même. Et ce sentiment est certes éphémère, mais l’amour, lui, ne l’est pas. C’est fatalement intemporel. Si vous aimez une fois, vous aimerez toujours. Vous ne l’exprimerez jamais de la même manière, vous pourrez aimer sans exclusivité, mais oui vous aimerez toujours. De manière consciente ou non.

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Rien n’est grave. Bon, c’est une manière de voir les choses.

Mais réaliser la gravité de quelque chose n’aggravera pas la situation.

Réaliser la gravité de quelque chose ne vous rendra pas non plus malheureuse. Avoir conscience que c’est grave, c’est vous permettre de prendre du recul. C’est vous permettre indéniablement de ne pas vivre à la surface des choses. Pour en revenir à l’amour, ce sujet plus complexe que la création du monde, la gravité vous fait vibrer, la gravité vous ramène à l’essence même de l’amour. Grave ne veut pas dire dangereux. Grave veut dire réel, important, notable, essentiel.  Quand c’est grave, c’est une porte ouverte à la compréhension du fonctionnement de l’autre, de soi, de la vie. Ce n’est pas un échec. C’est magnifique, quelque part. Je ne vous dis pas qu’en amour une situation grave est simplement belle, je pense qu’une situation grave en amour vous rend vivante. C’est cela même qui est magnifique.

Si je prends l’exemple du titre uniquement l’oeuvre de Beigbeder, c’est qu’il résume l’illusion de catastrophe que représente l’amour. C’est aussi, pour ne plus le blâmer, parce qu’il traite d’une des craintes les plus exprimées par les gentes, masculine et féminine.

Peut-on calculer l’amour ? Peut-on le compter, le rationaliser ? Est-il éternel ? Est-il réel, trompeur, néfaste ?

Certes, la passion s’essouffle, l’attraction s’éteint, l’attirance meurt. Mais faites bien la nuance entre amour et passion. Un fossé sépare ces deux entités biens distinctes. L’amour est omniprésent dans vos vies. Il vous permet de tenir debout, de toucher du bout du doigt le sentiment paradoxal qu’il exprime par lui-même. L’amour rassemble une multitude de réactions chimiques, aériennes, véritables et authentiques. Le plus intéressant dans tout ça, c’est que vous n’en avez pas forcément conscience. À l’inverse, là est toute la corde sensible de ce sujet, c’est que quand bien-même vous avez l’impression d’aimer, quelle que soit la réalité du sentiment, vous comprenez déjà un peu plus l’amour, car vous le vivez.

Et même si vous avez seulement l’impression de le vivre, c’est déjà sublime.

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