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Triangle de Karpman ou triangle dramatique

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Dans la communication, le triangle de Karpman – également appelé Triangle dramatique – est un des jeux de manipulation. Figure d’analyse transactionnelle proposée par Stephen Karpman en 1968, le triangle de Karpman propose une grille de lecture des comportements humains et de la façon dont ils interagissent.

Le triangle de Karpman met en évidence un scénario relationnel typique entre victime, persécuteur et sauveur. Il s’agit d’un jeu psychologique entre deux personnes capables de jouer alternativement les trois rôles.

Source : Wikipedia

Le Bourreau peut se retrouver Sauveur puis Victime

Dans l’excellent livre dont j’ai déjà parlé “Vaincre la dépendance affective” de Sylvie Tenenbaum, l’auteure nous propose un exemple tout à faire parlant que je vais vous mettre ici :

Le père : Quand tu auras fini tes devoirs, je t’emmène faire un tour, d’accord ? Tu dois avoir envie de prendre un peu l’air, non ? (Sauveur)

Le fils : J’aimerais mieux aller voir mes copains, ils m’attendent dehors…

Le père : Tu ne préfères pas sortir avec moi ? On serait bien tous les deux, rien qu’un petit tour… (Victime).

La mère : Mais laisse-le aller avec ses amis, tu ne vois pas que tu l’embêtes ? (Bourreau).

Le père : Ne me parle pas comme ça devant lui ! Je suis son père et je veux faire u tour avec mon fils, ne te mêle pas de ça ! (Bourreau). Et toi, viens, on va aller entre hommes taper quelques balles ! Viens avec ton vieux père, tu me feras plaisir… (Victime)

La mère : Et moi, là-dedans, qu’est-ce que je fais ? La cuisine, comme d’habitude ! (Victime)

Elle explique également qu’il est important de distinguer la gentillesse de l’altruisme du jeu du Sauveur.

Exemple du triangle de Karpman dans le couple

L’amoureuse :Je t’appelle parce que tu ne m’as toujours pas appelée aujourd’hui, alors je voulais avoir de tes nouvelles…(Victime)

L’amoureux :Ah désolé, j’avais beaucoup de travail. Je t’invite au resto ce soir pour me faire pardonner( Sauveur)

L’amoureuse :Non mais de toute façon je ne peux jamais compter sur toi, tu ne penses qu’à toi, tu es un vrai gosse. Tu oublies tous les jours de m’appeler (La Victime devient Bourreau)

L’amoureux :Ne me parle pas comme ça enfin, tu sais que j’ai énormément de boulot en ce moment, ce n’est pas facile pour moi(Le Sauveur devient Victime).

Bref, ça le jeu psychologique peut durer longtemps. Très longtemps !

Les différents rôles du Triangle de Karpman

Le Bourreau : est celui qui critique, attaque, est autoritaire, humilie, se sent supérieur.

Le Sauveur : apporte une aide inefficace,  oppresse, étouffe.

La Victime : se plaint, s’apitoie. (La victime va inconsciemment chercher un Sauver ou un Persécuteur pour corroborer ses croyances sur son infériorité).

Source : http://anti-deprime.com

Les origines du jeu psychologique

Comme souvent dans la psychologie, l’enfance joue un rôle considérable. Son rôle va presque lui être attribué dès son plus jeune âge.

Par exemple l’enfant est une Victime puisqu’il dépend de ses parents. Ces derniers vont jouer tour à tour le rôle du Bourreau puis du Sauveur par le biais des compliments, des comparaisons, du chantage affectif, des récompenses, des punitions…

Souvent, c’est un schéma qui se retrouve de génération en génération  : le Bourreau avait lui-même un parent Bourreau.

On trouve aussi les parents Victime ! Ceux qui cherchent à se faire aider par leurs enfants, réclamant des câlins, de la tendresse sans cesse… Ces enfants-là endosseront forcément le rôle de Sauveur par la suite.

Comment reconnaît-on le Sauveur dans le Triangle de Karpman ?

Je vous invite à nouveau à lire “Vaincre la dépendance affective” pour une explication optimale du Triangle de Karpman qui est vraiment analysé dans le détail dans le livre de Sylvie Tenenbaum.

  • Le Sauveur aide les autres même quand ils n’en n’ont pas envie.
  • Il ne sait pas toujours ce qu’il fait, n’est pas toujours la meilleure personne pour résoudre le problème.
  • Le Sauveur ne sait pas refuser.
  • Il résout (ou pas) le problème en faisant quelque chose à la place de l’autre. Autre qui aurait tout à fait pu le faire lui-même.
  • Il se sent indispensable même lorsqu’il ne l’est pas.
  • S’il n’est pas en train de sauver quelqu’un, le Sauveur est malheureux.
  • Il a besoin de croire que l’autre est incompétent même si ce n’est pas le cas.
  • Le Sauveur se permet de penser voire de parler à la place de l’autre.
  • Il ne prend pas en compte ses besoins et ses désirs, seuls ceux de l’autre compte.
  • Un Sauveur est donc un expert dans le domaine de l’assistanat.

Comment reconnaît-on la Victime dans le Triangle de Karpman ?

  • La victime passe sa vie à se plaindre : “c’est trop dur” “je n’y arriverai pas” “je ne peux pas” “je suis débordée”…
  • La victime rejette toujours la faute sur les autres.
  • Elle baisse les bras à la première difficulté.
  • La Victime réclame de façon passive-agressive, par exemple ” Quand on a besoin d’aide, tout le monde vient me parler mais moi quand je vais mal, personne n’est là.
  • Elle ne formule pas ses demandes de façon directe. Par exemple : “Ça fait longtemps que tu ne m’as pas appelé” plutôt que “J’aimerais bien qu’on s’appelle plus souvent”. C’est la reine des reproches déguisés !
  • Elle peut devenir très agressive.
  • Quand un Sauveur ne peut pas sauver une Victime il souffre de façon intense et devient alors Victime.

Comment reconnaît-on le Bourreau dans le Triangle de Karpman ?

  • Sylvie Tenenbaum explique que ce sont les allers-retours du Sauveur à la Victime qui peuvent rendre le Sauver de plus en plus irascible et tyrannique, particulièrement apte au chantage affectif.
  • Le Bourreau fait des reproches directs.
  • Il critique, humilie, rabaisse, brime.
  • Il est autoritaire, il force l’autre à voir les choses de sa façon à lui.
  • Contrairement au Sauveur, il n’est pas du tout dans la séduction pour aider et plaire, il impose sa vision.
  • Il peut se mettre en colère, devenir très agressif.
  • Le Bourreau fait la moral à l’autre.
  • Il dévalorise, il est dur et tranchant.

Comprendre votre jeu psychologique pour sauver votre couple

Dans le livre “Vaincre la dépendance affective” vous trouverez ce qu’il se passe quand une Victime est en couple avec une Victime. Quand un Bourreau est en couple avec un Bourreau. Lorsqu’un Sauveur est en couple avec un Sauveur… Et c’est très intéressant !

Je vais quant à moi, vous parlez de mon expérience personnelle. Découvrir notre jeu psychologique dans notre couple l’a, je le pense sincèrement, sauvé.

En effet, pendant des années, je me suis comportée en Victime (Sauveur-Victime, je passais de l’un à l’autre tout le temps). Mon ami était devenu Bourreau (Sauveur-Bourreau). Mais nous étions surtout moi, Victime, lui Bourreau.

Ainsi, je passais mon temps à me plaindre, à dire qu’il ne m’aimait pas assez, qu’il ne me prêtait pas assez d’attention… Et, du coup, plus je lui en demandais, plus je réclamais, plus il devenait “méchant” et moralisateur.

Un jour, une personne extérieure nous a fait prendre conscience de notre jeu psychologique. Nous avons fait un exercice pendant une semaine : je n’avais pas le droit de me plaindre une seule fois ni de réclamer. Lui devait me montrer 7 signes d’affection par jour de lui-même.

Très très rapidement, au bout de quatre jours à peine, j’ai remarqué qu’effectivement, moins je réclamais, plus il démontrait. Et de son côté, moins je réclamais, plus il avait envie de me dire des mots d’amour…

Crédit photo : @david27j

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