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J’ai un sentiment de solitude permanent : Témoignagne

J’ai un sentiment de solitude permanent : Témoignagne

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Quand le sentiment de solitude est permanent, prend trop de place, toute la place, cela devient de l’isolement. Être seule au point de ne plus pouvoir se confier quand ça va mal, de ne plus savoir vers qui se tourner, c’est une forme d’enfermement sur soi-même, douloureux et angoissant. La solitude est une bonne chose quand elle permet l’introspection, elle est même bénéfique pour se recentrer sur soi. Mais si elle est subie, (par exemple, en ce moment j’ai un sentiment de solitude permanent) étouffante, au point d’en devenir omniprésente, alors elle devient dangereuse. La solitude, cette espèce de meilleure ennemie qui nous accompagne partout et nous enferme dans notre carapace alors que les émotions ont au contraire besoin de s’extérioriser. Il faut savoir partager son bonheur comme savoir à qui parler quand on va mal. Sinon, le risque est de sombrer dans une spirale infernale, quand la solitude devient de l’isolement, elle laisse la place aux idées noires.

J’ai un sentiment de solitude permanent et cela devient de l’isolement : Témoignage

« On est jeudi soir, il est 23 heures 30. Je suis sous la couette, à essayer de lire la même page de mon livre depuis plus de dix minutes. En vain. La fatigue est là mais l’insomnie me guette, encore une fois. Je ne compte plus les journées qui se terminent ainsi ces derniers jours. Par des soirées de spleen. Impossible de se concentrer, impossible de dormir, le moral est en berne, les émotions me submergent.

Et je la sens arriver. Je tremble, mes yeux piquent, j’ai du mal à respirer, l’impression que mon cœur va lâcher. Et l’impuissance me gagne.

Qui est cette ennemie à affronter ? Une nouvelle crise d’angoisse, qui me fait perdre pied. Qui m’accompagne pour lui résister ? Ma solitude…

Les larmes qui montent et débordent. Elles ne veulent plus s’arrêter et dévalent sur mes joues telles des vagues creusant des sillons. Indélébiles ?

Je ne respire plus normalement,  je suffoque. Je cherche mon souffle mais la douleur est trop forte, l’angoisse trop présente, le chagrin trop lourd et moi trop seule.

Mais qui s’en soucie ? Qui répond présent quand l’angoisse est à son paroxysme ? Personne.

Car ce n’est jamais au bon moment que les angoisses surgissent. Il est trop tard, la nuit enferme. La solitude a pris toute la place au point de se transformer en isolement. 

La douleur se cache, elle ne s’expose pas, ça ne se fait pas. Il paraît qu’il faut être forte. En toutes circonstances. Il faut souffrir en silence et faire semblant. Masquer ses peines. Les déguiser en joies. Être quelqu’un d’autre. De socialement acceptable. Aller mal, cela fait désordre et dérange. Cela met mal à l’aise. Alors on se tait, on se retient, se contient et on craque une fois la porte refermée, sous la couette, la nuit tombée.

Oui, ce genre de crise d’angoisse s’étouffe dans l’oreiller et se meurt dans le silence oppressant de la nuit. De la solitude.

Quand plus personne ne répond présent. Car ce n’est pas le moment. La détresse n’a pas sa place dans la zone de confort des autres. Les appels au secours ne sont pas les bienvenus. Il faut aller bien coûte que coûte. Taire ses craintes.

Les émotions négatives, les angoisses, le chagrin, les douleurs font peur. On pense que c’est contagieux. Alors on s’éloigne des gens tristes.

Au lieu de leur tendre la main, on les laisse s’enfoncer dans leur malheur. Pourtant une main tendue, une épaule réconfortante, une oreille attentive pourrait tout changer.

Changer ce malheur en détresse passagère.

Mais devant le silence et l’absence, le malheur prend ses aises, s’insinue partout dans la tête, le cœur, l’âme et le corps. Il prend le pouvoir. C’est comme si les valeurs de compassion et d’empathie n’existaient plus.

Et la bulle se referme peu à peu. Hélas ce n’est pas une bulle d’apaisement mais d’isolement. De renoncement. De capitulation face à l’espoir. On ne croit plus en l’autre. Et encore moins en soi, en sa force.

Et dans ces moments-là, on la sensation que le bonheur est une chimère. On se sent coupable d’être malheureux. Pleurer est un signe de faiblesse. Lâcher prise est mal vu. Il faut toujours porter le masque. Tout va bien. Faire semblant. Même quand on a touché le fond. Finis la bienveillance et le soutien.

Chacun doit se débrouiller avec sa solitude. Son chagrin. Fini l’altruisme. Le goût des autres. Aujourd’hui c’est chacun pour soi. Et advienne que pourra… »

Pour ne pas sombrer dans de telles idées noires, pour ne pas laisser l’angoisse nous submerger, il ne faut pas se perdre dans sa solitude. Il ne faut pas la confondre avec l’isolement. Il faut savoir demander de l’aide, auprès des  bonnes personnes!. Pas besoin d’avoir des dizaines de personnes autour de soi, mais les bonnes personnes, les vrais proches.

Ceux qui se soucient du chagrin des gens qu’ils aiment et ne fuient pas devant leur peine. Entourez-vous des personnes qui ne pensent pas qu’un appel de détresse est un signe de faiblesse, ni que la peine est une émotion contagieuse et dangereuse.

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