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Rapports sexuels douloureux : La solution

Rapports sexuels douloureux : La solution

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Certaines femmes connaissent des rapports sexuels extrêmement douloureux, la cause est toujours très difficile à trouver. On entent souvent des “c’est dans votre tête” “c’est psychologique”.  Oui mais en attendant vous souffre !

Témoignage de Florence, 29 ans

J’ai toujours eu une sexualité très épanouie, tout allait bien. Il y a quatre ans, je  me suis mise en couple avec Cédric. Dès le premier rapport, j’ai senti une différence : je n’avais pas mal, mais la pénétration était plus difficile, il fallait beaucoup lubrifier. Je dois préciser que mon partenaire a un sexe beaucoup plus grand que la moyenne. Les mois se sont enchaînés et j’ai très rapidement commencé à avoir mal. Au début, les douleurs étaient intenses lors de la  pénétration puis continuaient comme un frottement désagréable par la suite. J’ai  rapidement fait des examens, je suis passée par tout ce qui est possible et imaginable : Gynécologue, dermatologue spécialisé en gynécologie, gynécologue spécialisé en dermatologie, trois hôpitaux différents à Paris, des médecins très haut placés dans le domaine, je ne vous dis pas combien de prélèvements on m’a fait, et combien d’euros j’ai dépensé dans cette guerre génitale ! Mais rien, jamais rien. On m’a parlé de vestibulodynie puis un autre médecin m’a dit que ça ne voulait rien dire, que ce terme était désuet car la vestibulodynie désignait une inflammation du vestibule alors que lors des examens il n’y avait jamais d’inflammation. On m’a parlé de vaginisme : contraction musculaire prolongée ou récurrente des muscles du planché pelvien qui entourent l’ouverture du vagin. Il s’agit d’une action involontaire qu’on ne peut contrôler mais pourquoi ce vaginisme serait-il apparu alors qu’avant je n’avais aucun problème à ce niveau ? Cédric m’accompagnait partout, il faisait toutes les démarches avec moi. Il avait mal pour moi ! Parce que oui, lors des prélèvements je hurlais à la mort tant la douleur était intense ! On m’a aussi parlé de dyspareunie, de troubles psychologiques : “vous êtes sûres que vous n’avez jamais subi de traumatismes? “… C’était horrible. Les médecins me prenaient à peine au sérieux “votre flore est parfaite” ” tout est parfait Madame, vous ne devriez pas avoir  mal”. Mais j’avais mal, je souffrais le martyre à chaque rapport !

C’est terrible d’avoir très envie de faire l’amour et d’avoir mal en le faisant ! Au fur et à mesure, forcément, j’avais moins envie de Cédric. Il ne me le reprochait pas, heureusement, mais nous en souffrions tous les deux. Un des gynécologues que j’ai consulté m’a dit de ne plus faire l’amour pendant trois mois et que je devais mettre une crème chaque jour dans le vagin. Nous avons attendu trois mois pour absolument rien.

J’ai commencé ensuite à avoir des mycoses fréquentes, puis carrément des aphtes vaginaux, des brûlures physiques. J’ai cru que c’était de l’Herpès, mais non toujours rien ! Les prélèvements étaient toujours nickels ! C’est terrible de dire ça mais je ne n’avais qu’une envie : qu’on me dise que j’avais quelque chose, qu’on me file des médicaments, qu’on me trouve une cause !

A force d’entendre que tout était dans ma tête, je suis allée faire une thérapie. Cela m’a  bien aidée sur le plan personnelle mais pas sur le plan sexuel. J’étais dévastée, j’avais l’impression que je ne pourrais plus jamais avoir une sexualité normale.

Au bout de trois ans, j’ai trouvé quelqu’un qui m’a dit “je ne sais  pas exactement ce que vous avez. Beaucoup de jeunes femmes font face à ce problème. Un très bon moyen pour le guérir est la rééducation pelvienne”. Je pensais que cette rééducation était faite pour les femmes venant d’accoucher… Mais pas que ! Les premières fois sont un peu étranges puisqu’il s’agit clairement d’une séance de kiné… pelvienne ! Dès la première fois, le médecin m’a dit que j’étais hyper contractée, que je me refermais comme un coquillage. Je ne m’en rendais pas compte du tout ! Au bout de cinq séances, je n’avais quasiment plus mal lors de mes rapports !

Je continue encore aujourd’hui mes séances une fois toutes les deux semaines. C’est un sujet dont beaucoup de femmes ont honte. On ne sait pas comment en parler et on se sent incomprises. Comme une dépression, cette maladie n’est pas visible, pas palpable et donc reste trop inconsidérée aux yeux des médecins.

J’espère que ce témoignage vous aidera si vous rencontrez les mêmes problèmes que moi !

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