Parler d'Amour

“Une dernière lettre” Un texte d’un lecteur qui donne des frissons

“Une dernière lettre” Un texte d’un lecteur qui donne des frissons

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Voici encore un magnifique texte de “HH”, vous pouvez lire les précédents ici et ici. Voici ce qu’il écrit concernant ses textes :

“Je vous fais parvenir un nouveau message.

Je me suis demandé pourquoi je le faisais, pourquoi partager des moments privés ?

Je vous l’avoue, cela m’a fait du bien, cela m’a aidé à exorciser ce que je ressentais. Je ne recherche pas la compassion, ni la compréhension et encore moins la pitié…

Je suis un homme homme simple noyé dans un océan d’émotions compliquées ; alors la réponse s’est présentée d’elle-même :

Il faut savoir exprimer et partager ses ressentis, beaucoup de femmes ne comprennent pas pourquoi certains hommes sont “incapables” de communiquer… Alors messieurs, si vous pensez que se dévoiler est un signe de faiblesse, je vous réponds, bien au contraire qu’il est une marque de courage. Si vous pensez ne pas savoir imager vos propos, faites-le quand même. Il n’y a aucune honte à vouloir essayer, il n’y a que des regrets à ne pas l’avoir fait…

Sommes-nous lâches de vouloir ouvrir nos pensées ? Somme-nous “efféminés” d’exprimer un amour désiré ? 

Non ! il faut accepter et communiquer, car la communication et l’expression de ses sentiments à l’être aimé sont le ciment d’une relation pérenne, d’une relation unique qui pourrait connaître un chemin différent d’une fin regrettée…

Bonjour bb, je dis encore bb car tu le restes, mais avec affection cette fois.

Ce message est et sera le dernier que je t’écrirai, qui te sera destiné, car fermer le livre de notre vie, je me le dois.

Ce matin, comme chaque matin ordinaire, je me prépare un café serré et sucré : comme tu l’aimes ; comme ceux que je t’ai préparés quotidiennement durant toutes ces années.

Baie vitrée ouverte, j’écoute la ville s’éveiller avec une clope allumée…

Au loin, les oiseaux se regroupent dans les cieux, pour chanter entre eux ; chanter l’aube d’un nouveau jour, l’aube d’un autre jour.

Doucement, la clarté fait surface ; Je pense à toi…

J’ai ouvert les yeux, fatigué, rayant mentalement d’une croix la fin de la dernière journée. Une journée de plus cochée, tel un prisonnier calculant le délai de sa liberté.
Comptant inlassablement le temps qui me séparait de ce désir de pouvoir enfin me retrouver.

Et dans un mélange de solitude et d’amour maudit, j’ai décidé que ce serait le dernier afin d’apprécier, de nouveau, ce sommeil qui me fuit.

Je t’avais laissé jusque la fin de l’été, mais ce ne sera pas nécessaire, plus nécessaire.
Il faut parfois savoir accepter la réalité et ne pas la fuir, il faut être capable de l’affronter avec bravoure, avec du de courage et ne pas s’enfuir.

Je décide de faire le tri dans les dernières affaires qui nous lient. Ce tri que je repoussais sans cesse avec procrastination, avec la crainte de revivre mes émotions.
Je tombe sur une de tes photos et le déclic est automatique. Comme une machine bien huilée, les engrenages se mettent à fonctionner.
Je sens que mes mots doivent glisser le long de mes doigts, afin d’imager un souvenir enfoui, un souvenir, qui, diaboliquement resurgit.

Je vois ces mots tomber, comme une goutte d’encre sur un buvard, esseulée, dessinant concrètement mes pensées…

…Quand j’ai vu ta photo, j’ai été ébloui par tant de beauté.
Cela m’a fait repenser, une nouvelle fois à combien je te trouvais divinement belle.
Et en un sens je l’oublie pour que tu me réapparaisses et me le rappelles.

C’est une étrange sensation que j’éprouve car j’ai cette impression de rencontrer une inconnue.
Le destin et ma mémoire se jouant de moi pour que ton image réapparaisse, image, qu’en cet instant présent, je croyais perdue.

Alors, je me suis tourné vers mon cœur, mon fidèle ami, qui s’emballe à chaque fois que je te vois et je lui dis :
“Calme-toi, voyons, ce n’est pas nouveau, tu as déjà connu pareille situation” ;

Il me répond, essoufflé, perturbé :
Jeune homme, laisse-moi avec cette reine, laisse-moi l’admirer et l’apprécier, car l’amour est folie et j’ai été fou d’elle.

Déconcerté par les propos de mon cœur, je ne pouvais contester pareille vérité. La belle est femme si belle, c’est ce que mes yeux ont redécouvert ;
Et cette belle est la dame que j’ai aimée ; C’est ce que mon cœur me certifie à sa manière.

Désormais, quand je regarderai, une photo de toi, ce sera comme regarder une étoile filante traverser le ciel étoilé.
Plus aucun vœu ne se formulera dans mon esprit, car mon vœu le plus cher, celui d’avoir aimé une reine était devenu réalité…

Bb, tu me connais, et tu sais, mieux que personne, qu’il m’est aisé de m’exprimer, de me dévoiler.
Autant qu’il m’est parfois difficile de l’accepter.

De ces jolis mots, tu sais que j’aime les combiner, mais les prochains ne te seront plus vouer ;
Car au détour d’un chemin, ou je marchais esseulé, une nouvelle reine s’est présentée ; mais cela fera partie d’une autre histoire, une nouvelle histoire que je conterai…

Notre relation sera comme ces oeuvres d’art d’un artiste qui n’ont pas de valeur tant qu’il est en vie, mais deviennent d’une grande convoitise quand il meurt. 
Notre relation est morte et elle prendra de l’importance à tes yeux, car elle te servira de référence, en son temps, autant que faire se peut…

Je pensais que les histoires d’amour étaient uniques, mais m’aperçois qu’elles ne sont qu’une continuité. Elles nous permettent de nous découvrir et, de raviver un amour passé, un amour délavé.

Je terminerai ainsi, en te disant que la chose la plus importante dans la vie d’une personne, n’est pas de rencontrer l’unique autre ;
Mais le temps que cet autre, à l’intérieur de nous, passera à exister…

Bonne chance bb.

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