Parler d'Amour

Une sublime lettre d’amour d’un homme : “Tu es une profonde blessure, et les profondes blessures ne guérissent jamais”

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Sept heure moins cinq du matin, je n’ai pas encore fermé l’œil,  comme j’avais l’habitude de le faire pendant toutes ces cinq dernières années.

J’adore la nuit, je pense à toi, mes cigarettes me manquent énormément comme si ça faisait un siècle que je n’en avais pas mise une entre mes lèvres.

Je suis à la maison, tout seul, je regarde le plafond de ma misérable chambre qui me fait peur car je crois qu’elle me donne des idées suicidaires.

Je suis en train d’écouter  une magnifique chanson espagnole de Lolita qui a comme titre ‘No renunciare’, et je viens de boire ma quatrième tasse de café pour cette nuit grise.

Je passe la plus grande partie de mon temps et notamment de mes nuits à parler avec toi, à te dire des mots, des phrases, à te réciter des poèmes sans que tu me répondes, tu ne fais que sourire de temps à autre, et tes yeux ne s’arrêtent pas de me regarder profondément, ils sont spéciaux tes yeux, ils sont  les plus tendres yeux qu’a connu cette triste planète.

Je me souviens toujours de la première fois quand  je t’avais vue.

C’était une belle après-midi bien ensoleillée d’octobre, il ne faisait pas froid  et je me rappelle bien que j’étais indifférent à propos de tout et surtout à propos de l’amour.

C’était l’idée d’un nouveau camarade à moi de se rencontrer pour se discuter sur un sujet que l’on devait présenter sous forme d’exposé. Il m’a téléphoné je l’ai rencontré à 15:30 , mais avant j’ai trouvé beaucoup de difficultés pour trouver le lieu de notre rencontre, Quartier Badii, c’était mes premiers jours à Marrakech, et je ne connaissais pas bien la ville à cette époque.

Pourtant,  j’ai pu rencontrer ce monsieur, lui qui connait bien la ville m’avait proposé d’aller directement à un café qui était proche de nous,  je me souviens qu’il  m’a dit : vas-y,  le lieu va te plaire j’en suis sûr, tu peux compter sur moi car tout le monde dit que j’ai un goût de folie. J’ai lui répondu en disant : D’accord, même si que c’est de ta putain folie que j’ai peur.

En s’approchant du café, j’ai remarqué avant d’entrer dedans qu’il s’agissait d’un petit café plein de personnes qui ont le regard curieux  et qui en parlant fort rendaient le lieu comme s’il était un Souk hebdomadaire, je lui ai crié la colère dans les yeux :  t’as bien l’habitude de débattre des sujets d’une grande importance dans des lieux pareils, ça justifie tout je pense ! Je ne vais pas rentrer dedans moi, changeons de café, d’accord.

Il m’a pris par l’épaule et il m’a dit en souriant : il faut confronter ses peurs, suis-moi sans rajouter un seul mot car dans ce petit coin tu vas boire le meilleur café du monde.

Ah bon  toi qui n’as jamais quitté Marrakech, tu es devenu maintenant un expert mondial  du café, de toute façon, c’est toi qui vas payer, vas-y lui dis-je en le regardant dans les yeux.

Tout s’est passé très vite, en rentrant au café je t’ai vue, après tout a été changé, tout a été changé à jamais.

Le café que j’ai détesté au début va devenir mon refuge de paix pendant deux années.

C’était la première fois et  la dernière  que je prenais un café avec ce camarade, il était du genre bavard qui connait presque tout, il peut même parler avec passion et pendant des heures sur les sous-vêtements des jeunes filles, lui qui a 36 ans et qui durant toute sa vie n’a vu que ses parties intimes à lui !

Il est huit heure pile maintenant.

Tu étais assise sur une table avec une bande d’amis, tu étais au milieu à côté de la vitre, tout en toi était en noir, tes cheveux, tes vêtements et surtout tes yeux, c’était la première fois de ma difficile vie que je voyais quelque chose qui dépassait la beauté.

Oui, je sais que j’ai dit une chose, nous les hommes on fait tous la même erreur impardonnable. Dès qu’on voit un être d’une beauté comme la tienne on a gravement besoin de le posséder.  Pour moi, dès le premier regard c’est toi qui m’avais possédé.

Ce jour-là, je me suis rentré chez moi le cœur joyeux, joie qui trouvait sa source à la simple idée que tu existais

Je suis mort, une tombe qui marche sur deux pies, c’est plus fort que moi tout ça, tout ce désordre, toute cette souffrance interminable, parfois je me demande est-ce que je t’aime ou j’aime l’idée de t’aimer ? Est-ce que je t’aime ou plutôt j’aime écrire de la poésie pour toi ? Imagine si on avait vraiment commencé à  sortir tous les deux, qu’est-ce que j’ai à partager avec toi ? Rien, je suis pauvre, pas beau pour ne pas dire laid, je ne peux pas te rejoindre à une table sur laquelle ils se réunissent. J’éprouve du plaisir à être seul car je sais que le monde  est plein de gens bavards, superficiels et méchants, et moi je ne peux pas vivre sans tranquillité, sans la belle mélodie du silence, et c’est ça déjà  la raison pour laquelle j’aime la nuit, et c’est ça déjà la raison pour laquelle je t’aime.

Tu sais ma chère,  après tout je suis très reconnaissant car je t’ai connue.

Tu sais bien que ce ton n’est que celui des perdants ! Et moi je l’avoue je suis le plus misérable perdant de ce monde.

Je m’en fous de gagner, que reste-t-il à gagner après toi ! Rien.

Je ne vais jamais aimer quelqu’un d’autre, ça je le sais très bien car je ne serai jamais prêt à oublier comment tu prends les bouts des manches de tes chemises par tes doigts, je ne serai jamais prêt à oublier comment tu parles toi et ton amie sur moi discrètement au café alors que je vous entends, surtout elle, elle est drôle ton amie et pleine de bonté, elles sont vraiment rares les personnes qui peuvent se révéler comme elles sont devant toi, prends soin d’elle et dis-lui de continuer de faire les beaux rêves qu’elle faisait autrefois.

Trois jours sans dormir, c’est tout ce qu’il  me faut pour oser se suicider.

Je le ferai entre 5 heure et 6 du matin, je préparerai une tasse de café et des frites, et j’écouterai du Flamenco, ça sera une chanson de Camaron de la Isla, je vais penser avant de le faire, à toute cette vie, si j’avais une meilleure chance, car ce n’est qu’une question de chance dans ce drame appelé la vie.

Je pense que  les gens qui tentent de se suicider ne veulent pas vraiment quitter ce monde, ils essayent seulement de dire aux autres qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans leurs vies, et qu’ils doivent leurs prêter plus de soin et plus  d’attention. Mais même à travers ce moyen extrême les autres restent souvent indifférents  vis-à-vis d’eux et vis-à-vis de  leur mortelle souffrance, car l’être humain est par nature esclave de son égoïsme, serviteur de son intérêt et manipulateur de ses semblables.

Je t’ai toujours vu comme une femme séduisante. Je ne parle pas de séductrice mais de séduisante, car la première a l’attention de séduire mais la deuxième, elle, séduit sans vouloir le faire.

Je pense que si j’écrivais un roman sur ma vie, je changerais tous les noms des personnages sauf le tien car tu es pour moi un univers et pas un personnage.

Tu vis toujours en moi, tu le resteras jusqu’à mon dernier souffle, car c’est grâce à toi que je suis encore en vie.

Je tâche de t’écrire de temps à autre, ne t’inquiète pas je vais te retrouver, c’est mieux comme ça non ? Je préfère cette manière que de faire comme font les autres qui passent des nuits entières à parler avec leurs dites amantes par téléphone ou sur les réseaux sociaux. Je suis tout sauf un menteur.

Moi je veux sentir que tu me manques, je veux t’imaginer devant moi, je veux rêver de toi à deux heures du matin et penser à ce que tu es en train de faire, à ce à quoi tu es en train de rêver, je veux te rencontrer dans toutes les histoires d’amours que  je lis  et celles que j’écrirai un jour.

Je ne suis jamais arrivé à comprendre ces gens, tout le monde veut savoir si tu vas bien mais personne ne veut savoir ce qui te fait vraiment mal, tout le monde veut savoir si tu es célibataire mais personne ne veut savoir si tu aimes quelqu’un.

Tu sais que cette société est gravement malade

Ils te demandent pourquoi tu fumes et pour quelle raison tu bois autant, mais personne ne te demande de lui dire ce qui te pousse à faire de mauvaises choses à toi-même. Ces mauvaises choses qui deviennent les plus belles pour toi car elles sont tout ce que tu as face à  ce monde.

La société n’as pas de miroir, elle ne veut pas voir clairement son laid visage. Ça je le sais par expérience, tu sais, ma chère, ce qui arrive quand tu es misérablement pauvre, quand tu l’es vraiment tout le monde a envie que tu disparaisses de sa vie, toi en tant que pauvre est indésirable par tout le monde ça ne veut pas dire qu’ils nient l’existence de la pauvreté non au contraire ils avouent que la pauvreté  existe mais ils ne veulent pas en voir ses aspects  dans leurs vies,  pas de salles vêtements, pas de propos vulgaires pas de nécessité…ils veulent enterrer vivantes toute  trace de personnes pauvres car ils polluent leur air pur est bourgeois.

Marcel Proust disait qu’en amour on fait toujours le mauvais choix, et je pense que j’ai fait le plus bon mauvais choix de ma vie, même si je n’ai rien choisi vraiment au début.

Dernièrement, je ne sors  presque plus de la maison, et quand je le fais, souvent, je le regrette.

Le monde est devenu une grande usine qui fabrique des idiots, des ridicules, des personnes avides et superficielles qui ont juste une valeur marchande comme n’importe quel objet.

Je me suis rendu compte que j’aime plus le noir, elle est juste belle cette couleur, elle a un  caractère, une  personnalité et une vraie force, bref, le noir est une couleur qui ne te promet rien car  elle ne force personne à l’admirer, à l’aimer, cette sincère couleur n’attend rien de personne.

Oscar Wild disait que le mariage est la victoire de l’imagination sur l’intelligence. Moi je n’ai jamais pensé  à me marier, j’ai plutôt rêvé d’adopter un petit enfant et lui donner tout l’amour, le soin et la tendresse que j’ai.

Je pense qu’il y a différentes couleurs d’amour et avec toi, et sans t’embrasser ni te toucher,  je les ai découvertes, toutes.

Ton charme n’était pas superficiel. J’aime bien penser à tes yeux  en marchant ainsi qu’en fumant.

Pour être sincère je dois te dire que je  me suis rendu à la capitale pas pour passer le concours de la magistrature mais plutôt pour te voir, car pour moi te voir est plus important et plus noble que le fait de devenir un putain de juge.

Tu es une profonde blessure, et les profondes blessures ne guérissent jamais, elles s’arrêtent seulement de saigner et nous ne faisons que de vivre avec.

Bref, pour finir cette petite lettre écrite par un homme ivre et désespéré (le jour de son anniversaire),  je t’en supplie de me dire comment  je pourrais m’arrêter de penser à toi ? Comment je pourrais  m’arrêter de croire que tout est possible, même le fait d’être avec toi un jour, même le fait de mourir pour toi un jour.

Anas

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