Parler d'Amour

Solitude affective : je me sens incapable d’aimer

Solitude affective : je me sens incapable d’aimer

Envoyez de l'amour à vos proches !

Votre preuve d'amour demain matin dans la boîte aux lettres de ceux que vous aimez...

Auteur

La solitude affective me tient compagnie depuis un moment maintenant. Et j’en suis arrivée à la conclusion que si je suis encore seule, c’est de ma faute. Je suis responsable de mon célibat. En me disant cela, je ne cherche pas à me culpabiliser ni à dire que le célibat est une tare. Non, en exprimant cela, je prends juste conscience de cet état de fait. Je n’y arrive plus. Je me sens inapte, incapable, déconnectée, insensible. Comment refaire confiance, comment être avec quelqu’un, comment y croire et me projeter ? Pourtant  » la reine de l’introspection », j’ai cherché à comprendre, j’en ai parlé, je me suis tournée vers le développement personnel et la psychologie. J’ai bien compris les notions de deuil amoureux, de confiance en soi, de dépendance affective, de peur de l’abandon. Tout cela je l’entends, l’assimile, le comprends. J’en ai pleinement conscience. Mais mon problème se situe à un autre niveau. Tout ce que je sais, c’est que j’ai réglé toutes mes angoisses affectives et pourtant je suis aujourd’hui comme amputée d’une partie vitale de moi-même ; mon cœur. Avec ce qu’il contient d’émotions et de sentiments. Aujourd’hui je suis seule dans ma solitude affective car je me sens incapable d’aimer à nouveau.

Solitude affective : j’ai la sensation de ne pas avancer sentimentalement

J’ai la sensation que je suis figée dans une situation malgré moi. Ou à cause de moi ? J’ai pourtant tout fait pour essayer d’avancer mais je n’y arrive pas. C’est comme si un immense sens interdit me barrait la route de ma vie sentimentale et m’empêchait de connaitre l’amour. Je sais pourtant que j’ai fait le seuil de mon passé, mais peut-être pas de mes erreurs, de mes échecs ?

J’ai cette fierté de savoir de plus en plus qui je suis aujourd’hui, car quoi qu’on en dise, la solitude créée par le célibat a du bon. On se  retrouve seule face à soi-même et dans mon cas cela a été bénéfique, salutaire même. Car j’avais besoin de savoir qui je suis vraiment, ce que je veux, ce que j’attends d’une relation. Seulement j’ai beau avoir assimilé tout cela, être en paix avec moi-même, je n’arrive pas à l’être avec les autres.

Est-ce par peur de reproduire les mêmes schémas encore et encore ? Ma confiance en moi est-elle  encore trop vacillante ? Est-ce que la méfiance en les hommes est encore trop forte ? Ma culpabilité face à certaines relations passées, qui m’ont mise à terre, est-elle vraiment réglée ?

A cause de ma solitude affective, j’ai rencontré les mauvaises personnes sur le chemin de ma vie amoureuse

Depuis ma séparation d’avec le père de mon enfant, je n’ai pas fait que de belles rencontres. Au début, on se dit qu’on n’a pas de chance. Puis on se dit que les hommes sont tous les mêmes. Ou que c’est comme ça aujourd’hui, que les relations sont faussées. Mais ensuite, on se pose la question de sa responsabilité.

J’ai fini par me demander si le problème ne venait pas de moi. Si ce n’était pas moi qui envoyais les mauvais signaux. Et attirais donc les mauvaises personnes.

En voulant me protéger, j’ai activé ma carapace et j’ai donné une fausse image de moi. Parfois trop agressive, constamment sur le qui-vive, pas à l’aise, pas sûre de moi, pas rassurée donc pas totalement moi-même. Et en développant ce schéma, en faisant semblant d’assumer une femme que je n’étais pas, en taisant ma sensibilité ou au contraire en la laissant jaillir trop vite par peur, par méfiance, je me suis perdue en route. Et j’ai sans doute aussi perdu la possibilité de rencontrer celui qui aurait tout changé.

J’ai attiré les mauvaises personnes. Sûrement parce qu’inconsciemment je n’étais pas prête à ouvrir mon cœur à nouveau, à en prendre le risque. Et aussi  au-delà de ce réflexe, par autodestruction. Oui c’est dingue d’en arriver à cela mais j’ai l’impression que j’avais besoin de tester mes limites, de me brûler les ailes, de me punir quelque part.

Pourquoi ? Pour confirmer ma mauvaise opinion des hommes ? Ou pour saboter encore un peu plus l’image que j’ai de moi-même ? Tout cela a eu des conséquences. J’ai perdu du temps et de la confiance en moi. J’ai laissé la possibilité à un homme de m’utiliser et de me faire souffrir au-delà de ce que les mots peuvent décrire.

Et cette blessure là, n’est, je crois, toujours pas cicatrisée. J’ai peur, je suis morte de trouille en fait.

Solitude affective : guérir de son passé pour croire à la sincérité et la réciprocité amoureuse

Quand on vous a détruite à ce point, manipulée de toutes les façons possibles et imaginables, s’en remettre est un travail de longue haleine. Cela demande du temps, pour se reconstruire, pour retrouver confiance en soi, en ne développant pas une carapace blindée à nouveau.

Vous vous dites que la seule fois où vous avez rouvert votre cœur et fait confiance, on vous a fait souffrir. D’un mal jamais connu auparavant. D’une blessure d’ego certes mais surtout d’amour. C’est difficile de continuer à s’estimer un peu lorsqu’on vous a montré à quel point vous n’étiez apparemment pas aimable, au sens pas digne d’être aimée.

Le travail est long mais nécessaire. Et ensuite, on arrive à s’ouvrir enfin aux autres et à se dire qu’on mérite d’être deux à nouveau et de vivre de belles choses. Seulement là où avant on tombait sur les mauvaises personnes ou des hommes mal intentionnés, là se pose la question bête de la réciprocité.

Rencontrer un homme bien enfin, c’est rassurant. Seulement ce n’est pas toujours suffisant. Se mettre avec quelqu’un de bien juste pour se sentir réconfortée, à l’abri, c’est un bon début mais ça n’est pas toujours de l’amour.

Et c’est là que cette incapacité à aimer prend toute sa place. Retrouver confiance en soi, guérir de son passé, ne plus laisser de place à des personnes toxiques dans sa vie, c’est fait. Mais et l’amour dans tout ça ? Y croire ne suffit pas toujours pour le vivre et on se désespère parfois du temps qui passe et ne change rien aux battements de son cœur…

Solitude affective : est-ce que je pourrais encore tomber amoureuse et être aimée ?

C’est la question qui tourne en boucle dans ma tête. Tomber amoureuse, c’est quoi déjà ? Les papillons dans le ventre, les yeux qui pétillent, le sourire aux lèvres, la magie des regards échangés. Etre sur la même longueur d’onde, se manquer, se retrouver ? Avec naturel et facilité. Avec sincérité et réciprocité. Je doute autant de ma capacité à aimer aujourd’hui qu’à l’être en retour.

J’ai beau avoir déjà connu l’amour, j’ai beau savoir qu’on n’aime plus à mon âge comme avec l’insouciance de ses 20 ans, cela me pose question. L’amour se construit, on ne bâtit pas une relation saine sur un coup de foudre, une attirance physique, une simple question de désir. Bien sûr. Mais tout de même.

Pourquoi la vie nous fait rencontrer quelqu’un pour qui on a du désir et rien d’autre ? Parallèlement, pourquoi on rencontre quelqu’un avec qui on a une complicité émotionnelle et intellectuelle mais pas d’attirance ? Est-ce normal ? L’amour est-il si difficile à trouver ou plutôt à arriver ?

Je crois fortement en l’adage qui dit que dans la vie, il n’y a pas de hasards, il n’y a  que des rencontres. Elles nous apprennent quelque chose, nous enseignent des leçons de vie, parfois à nos dépends. L’accepter, c’est le moyen d’en tirer une expérience et de relativiser quand celle-ci était douloureuse.

Mais de ce fait je me dis que comme les mauvaises rencontres ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui, il est normal que j’attende la rencontre qui bouleversera ma vie positivement. Qui m’apportera enfin sérénité et amour.

Car je veux croire en l’évidence du sentiment amoureux et non pas en sa tiédeur. Je ne sais pas faire les choses à moitié, sans cela je ne fais rien.

Solitude affective : la vie de célibataire m’empêche de me projeter avec quelqu’un

Après tout ce cheminement, la conclusion aujourd’hui est celle-ci. Je me sens incapable d’aimer à nouveau et de me projeter avec quelqu’un.

Deux visions s’opposent en moi lorsque je pense à cela.

D’un côté, je me dis que c’est parce que je n’ai pas encore rencontré la bonne personne.Quand cela arrivera, mes doutes et mes peurs s’évanouiront pour laisser place à une évidence. Mon cœur s’ouvrira à nouveau, je referai confiance et les choses se feront naturellement. Toutes mes questions existentielles sur l’amour n’auront plus lieu d’être.

D’un autre côté j’ai cette sensation d’être bloquée dans ma vie actuelle, dans un espace-temps dans lequel plus rien ne bouge. C’est une drôle de sensation. C’est une vie dans laquelle vous cherchez à faire ce qu’il faut pour vous et votre enfant. Une vie que vous avez construite à force d’efforts malgré les doutes et les angoisses.

Votre bulle, votre cocon, votre zone de confort. Et en sortir fait peur. Vous n’arrivez pas à vous imaginer dans une autre vie même si vous en avez envie, vous n’arrivez pas à vous projeter ailleurs, autrement avec un homme.

Et vous vous dites aussi que vous n’avez rien à offrir de positif. Bref vous vous dévalorisez encore et toujours. La solitude affective a ce pouvoir sournois, celui de vous faire douter constamment de vous et remettre en cause votre confiance en vous. A ce jeu-là, c’est à vous de rester maîtresse du jeu pour ne pas perdre vos acquis et tout ce travail effectué sur vous-même.

Entre ces deux visions, j’ai bien évidemment envie de retenir la version de celle avec l’homme attendue comme une évidence. Trop longtemps attendue. Et lorsque, comme ce soir, l’attente parait aussi longue et injuste, que la solitude prend toute la place, je retombe dans les affres de ce spleen qui n’est jamais loin.

Et je me pose mille questions, ou plutôt trois. Vais-je être capable d’aimer à nouveau un jour ? Vais-je connaitre l’amour ? Et surtout, quand ?

LES PLUS LUS

Cet article vous a plu ? Devenez membre PDA!

Rejoignez mes lecteurs privilégiés et recevez une fois par mois un e-mail rassemblant mes nouveaux articles et mes conseils amoureux.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.