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Se sentir seul(e) alors qu’on est entouré(e) : Célibat et solitude

Se sentir seul(e) alors qu’on est entouré(e) : Célibat et solitude

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Se sentir seul(e) alors qu’on est entouré(e) est un sentiment pour le moins étrange voire éprouvant…

Se sentir seul(e) alors qu’on est entouré(e)

Par Audrey

« La solitude ne signifiait pas nécessairement être seul. On pouvait se sentir seul au milieu d’une foule. » Victoria Hislop

Avez-vous déjà ressenti cela, eu cette sensation de solitude soudaine, qui vous tombe dessus sans prévenir alors que vous n’êtes pas seul(e), au sens stricto-sensu du terme ?

Vous êtes bien avec vous-même, votre célibat n’est pas -ou plus- un poids au quotidien et pourtant, sans savoir pourquoi, à ce moment précis, vous éprouvez un énorme sentiment de vide, votre solitude affective reprend à nouveau toute la place.

Vous ressentez le vide, le manque, le poids de cette solitude accumulée depuis trop longtemps. Cela n’arrive pas forcément lorsque vous êtes seul(e). Au contraire. Cette sensation se manifeste parfois, souvent, alors que vous êtes entouré-e de votre famille, d’amis, de proches, ou juste après lorsque vous rentrez chez vous, non accompagné-e.

Qui n’a jamais ressenti ce décalage lors d’une soirée en famille ou entre amis, dans laquelle il n’y a que des couples, et que vous êtes la seule personne célibataire ?

Vous êtes la seule personne à ne plus être accompagnée sauf par vos enfants si vous êtes parent solo ! Vous assumez votre quotidien et votre statut de célibataire, l’appréciez même et êtes bien dans votre vie et avec vous-même. Et pourtant, cette sensation s’invite malgré vous et vous donne l’impression d’un manque et vous plonge dans une bulle d’isolement.

Est-ce que cela veut dire qu’on n’est pas, en fait, si bien que cela seul(e) avec soi ? Qu’on fait semblant d’aller bien ?

Ou est-ce, au contraire, bon signe, synonyme d’espoir, de cette envie toujours présente de vouloir à nouveau, bientôt, partager sa vie avec quelqu’un ?

Quand cela arrive, que ces émotions contradictoires déferlent sur nous sans prévenir, je crois qu’il faut les accepter et se laisser aller. Aux larmes, à la mélancolie, à la nostalgie. Il est nécessaire d’évacuer ses émotions, de ne pas tout retenir à l’intérieur de soi. Ce n’est qu’un moment isolé, une phase, un trop-plein. Cela ne dure pas. On peut pleurer, crier, vouloir l’exprimer ou au contraire s’enfermer dans le mutisme, l’écrire, le dire, s’évader d’une autre façon. Peu importe, tant qu’on accueille ses émotions, qu’on n’éprouve pas de honte ou de culpabilité, qu’on ne rejette pas ce que l’on ressent. Ce n’est pas faire preuve de faiblesse que d’avoir des moments de spleen, et ce n’est pas synonyme d’être envieux-se du bonheur des autres, plus précisément de leur vie amoureuse, non c’est être humain tout simplement. Éprouver des émotions parfois contradictoires est logique.

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Vous allez bien, aidez votre mère à préparer le dîner, discutez avec votre sœur, demandez un conseil à votre père, jouez avec les enfants dans un repas de famille. Vous vous confiez, écoutez et riez lors d’une soirée avec vos amis. Tout va bien, vous passez un moment comme vous les aimez, à la fois léger et profond, chaleureux, familial ou amical. Vous êtes à votre place, vous n’en doutez plus. Et pourtant. Oui malgré cette sensation de bien-être, soudain quelque chose se passe. Un moment de complicité entre l’un de ces couples, instant privilégié que vous ne connaissez plus, ne vivez plus. Ces moments complices qui vous sont devenus étrangers au fil du temps et mettent en exergue la réalité de votre solitude affective.

Et alors c’est comme si autour de vous, tout devenait flou, ouaté.

Les voix sont moins fortes, vous n’entendez plus rien, vous êtes comme séparé-e des autres par un mur invisible. Vous avez l’impression de tomber dans un puits de solitude, un gouffre qui se referme sur vous en quelques secondes, vous voyez défiler des images de ce qui vous manque.

Vous vous sentez affreusement seul(e), isolé-e. Comme abandonné-e. Vous ressentez cette envie viscérale de pouvoir, vous aussi, regarder l’autre, l’embrasser, partager cette complicité qui semble si naturelle, cette familiarité avec un homme ou une femme. Se créer des souvenirs en partageant des moments précieux.

Ce gouffre qui vous engloutit, heureusement, ne vous garde pas longtemps dans ses profondeurs et très vite vous remontez à la surface. Vous vous reconnectez à la réalité, à ceux qui vous entourent, à ce qui se passe autour de vous. Vous avez juste eu un décrochage, un moment furtif mais douloureux de manque. Et des moments de spleen comme celui-ci, il y en aura encore, courts mais intenses parfois, comme un coup de poing dans l’estomac, comme si on vous coupait la respiration, mais au fond, ils sont nécessaires à votre reconstruction.

C’est moins grave qu’avant car vous ne vivez plus ces instants comme au début de votre célibat, juste après votre séparation. Vous avez appris à les comprendre et à les affronter.

Mais sur l’instant, l’intensité de ce vide vous paraît toujours aussi forte et vous savez au fond de vous que cette solitude affective que vous acceptez par la force des choses, que vous avez su dompter, n’est pas faite pour vous, n’est pas votre solution, votre source d’épanouissement.

En effet, le célibat et la solitude qui va avec, vous ont appris deux choses précieuses ; à relativiser et à faire preuve de patience. C’est une sacrée leçon de vie et c’est faire preuve de force que de ressentir ce manque d’un autre et de continuer quand même à espérer.

Je ne crois pas que nous soyons faits pour avancer éternellement en solo, mais je pense qu’il est bénéfique, après une rupture, de se confronter à soi-même, afin de combattre ses démons et connaître sa force et ses faiblesses. C’est un travail à faire sur soi avant d’être prêt(e) à s’épanouir à deux.

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