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Les loyautés : Un roman de Delphine de Vigan qu’on dévore en un rien de temps

Les loyautés : Un roman de Delphine de Vigan qu’on dévore en un rien de temps

Auteur

J’adore les romans de Delphine de Vigan, sa plume et les sujets traités. J’ai lu absolument tous ses romans avec une préférence pour ses derniers, notamment rien ne s’oppose à la nuit et D’après une histoire vraie. Je m’en vais aujourd’hui vous parler de son roman « Les loyautés« .

Résumé du roman Les loyautés de Delphine de Vigan

« Chacun de nous abrite-t-il quelque chose d’innommable susceptible de se révéler un jour, comme une encre sale, antipathique, se révélerait sous la chaleur de la flamme ? Chacun de nous dissimule-t-il en lui-même ce démon silencieux capable de mener, pendant des années, une existence de dupe ? »

Mon avis sur le roman Les loyautés de Delphine de Vigan

Le roman commence ainsi :

«  J’ai pensé que le gamin était maltraité, j’y ai pensé très vite, peut-être pas les premiers jours mais pas longtemps après la rentrée, c’était quelque chose dans sa façon se tenir, de se soustraire au regard, je connais ça, je connais ça par cœur, une manière de se fondre dans le décor, de se laisser traverser par la lumière. Sauf qu’avec moi, ça ne marche pas.»

Cela annonce la couleur. Plutôt sombre. Comme tous ses romans. Delphine de Vigan nous montre à nouveau son talent, sa capacité à analyser et décortiquer les sujets sombres, ceux dont on ne parle pas. Si l’on est toujours dans l’émotion, on ne tombe jamais dans la facilité et c’est ce que j’apprécie particulièrement avec cette auteure, contrairement à bien d’autres.

L’histoire

Il s’agit d’un roman choral, très (trop) court. Je l’ai lu en une soirée.

Quatre personnages sont présents et sont liés par des liens invisibles :

Théo : adolescent de 12 ans, dont les parents sont séparés et dont la mère ne veut rien savoir du père. Père, qui quant à lui, est en dépression profonde. Le gamin commence à boire et a un but en tête : parvenir au coma éthylique.

Mathis : Le grand ami de Théo, influençable, qui suit son copain sur cette pente glissante…et tente de le protéger en vain.

Hélène : Professeur de sciences et professeur principal de Théo et de Mathis. Battue par son père étant jeune, elle fait un transfert sur Théo, persuadé qu’il est victime de la même maltraitance qu’elle.

Cécile : Maman de Mathis, fille d’un alcoolique. Alors qu’elle a passé sa vie à montrer aux autres qu’elle appartenait à un certain milieu et à refouler le sien, elle apprend que son mari n’est pas celui qu’elle croyait.

Les loyautés

Le roman porte si bien son nom. Loyauté de Théo qui ne doit pas dire à sa mère ce qu’il vit chez son père. La loyauté de Mathis envers son ami. Loyauté de Cécile envers son mari. Déloyauté de la prof de sport envers Théo…

Tout se recoupe, tout est lié.

MAIS. Ce roman m’a laissée sur ma faim. Je pense qu’il y aura une suite (si ce n’est pas le cas, franchement, je suis carrément déçue). Car, on s’attache énormément et rapidement aux personnages et PAF. C’est la fin. Qui n’en est pas une. 

Donc très, très frustrée ! Parce que c’était trop bon et que j’aurais voulu que ça continue encore et encore !

Vous pouvez commander Les loyautés ici.

Quelques extraits du roman Les loyautés de Delphine de Vigan

Ce sont des liens invisibles qui nous attachent aux autres – aux morts comme aux vivants –, ce sont des promesses que nous avons murmurées et dont nous ignorons l’écho, des fidélités silencieuses, ce sont des contrats passés le plus souvent avec nous-mêmes, des mots d’ordre admis sans les avoir entendus, des dettes que nous abritons dans les replis de nos mémoires. 

Parfois je me dis que devenir adulte ne sert à rien d’autre qu’à ça : réparer les pertes et les dommages du commencement. Et tenir les promesses de l’enfant que nous avons été.

Quiconque vit ou a vécu en couple sait que l’Autre est une énigme.

C’est étrange, d’ailleurs, cette sensation d’apaisement lorsqu’enfin émerge ce que l’on refusait de voir mais que l’on savait là, enseveli pas très loin, cette sensation de soulagement quand se confirme le pire.

Je ne sais pas dater le début de la fin de notre vie sociale. Comme beaucoup de choses, le fait est que je suis incapable de dire quand cela a commencé – à s’espacer, à se tarir, à s’assoupir –, ni quand cela s’est arrêté. Tout se passe comme si j’émergeais d’une étrange torpeur. D’une anesthésie générale. Et cette question qui revient sans cesse : comment ai-je pu ne pas m’en rendre compte plus tôt ?

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