Parler d'Amour

Le jour où j’ai compris que tu ne m’avais jamais vraiment aimée : Un texte déchirant de Fanny

Le jour où j’ai compris que tu ne m’avais jamais vraiment aimée : Un texte déchirant de Fanny

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Un texte bouleversant et déchirant de Fanny suite à sa rupture amoureuse.

Le jour où j’ai compris que tu ne m’avais jamais vraiment aimée

J’ai une scène qui est gravée à jamais dans mon esprit ; la toute première fois où tu as partagé avec moi une musique. J’étais sous la douche et j’écoutais ces notes venues percuter mon cœur de plein fouet comme une évidence. Comme si tu avais lu en moi avec cette musique capable de me faire du bien et de m’apaiser.  La musique a d’ailleurs toujours ponctué notre histoire, nous avions ce lien musical.

Avant, quand je repensais à cette scène j’étais comme téléportée à nouveau dans cette douche, avec la même sensation d’apaisement…

Mais ça c’était avant que je comprenne que tu ne m’avais jamais réellement aimée.

Tu as vécu la décharge d’endorphine des débuts de relation. Débuts où la partenaire est parfaite, et j’étais parfaite à tes yeux, tu aimais mon côté écorché, tu disais même que cela faisait mon charme. Tu disais que tu voulais me prouver que l’amour ça pouvait être beau et que jamais tu ne m’abandonnerais. Tu as même parlé maison, pacs, enfant… j’ai cru à tout cela. Pour la première fois de ma vie je vivais enfin une histoire d’amour saine, apaisée avec quelqu’un de bien.

Et puis les mois ont passé et l’idéalisation du début s’est transformée en désillusion.

Je n’étais plus ton miroir, j’avais des défauts et je n’étais plus la personne parfaite à tes yeux. Pire que ça nous n’étions « pas compatibles ». Mais pendant que toi tu m’aimais sous endorphine et avec ta tête, moi je ne t’aimais pas seulement avec mon cœur mais aussi avec toute mon âme…

J’ai pleuré des heures, je t’ai même suppliée de rester mais je n’avais pas d’autre choix que d’accepter que tu ne passerais pas le cap de l’état amoureux au véritable amour. Pire, mon coté écorché que tu aimais tant, s’était transformé à tes yeux en un terme beaucoup plus dur : «  cas psy »

Quelle douleur indescriptible quand j’ai vu ton amour disparaître de tes yeux alors que je t’aimais encore.

J’ai vu disparaître l’amour dans tes gestes, dans tes mots, dans cette tendresse que tu  avais envers moi …. C’est ça le plus dur… Ne plus voir son reflet dans le regard de l’être aimé, ne plus se sentir à la même place, aussi importante, autant désirée, autant aimée. C’était se rendre compte jour après jour que le manque devenait une habitude pour toi et que les retrouvailles n’avaient plus ce goût d’excitation mais quelque chose de banale.

Ce sont ses petits gestes, ses petites attentions amoureuses, ses regards, ses actes d’amour qui petit à petit n’étaient plus, qui, petit à petit, se transformaient en un souvenir dans ma mémoire juste pour me rappeler qu’un jour, cela avait existé.

C’est quand j’achetais une nouvelle tenue pour te séduire mais que ça ne te faisait ni chaud ni froid. C’était ne pas te voir pendant 3 semaines et que cela ne te fasse rien. C’est être à deux doigts de me foutre en l’air et que cela ne te fasse rien …

Avant, tu me regardais comme la 8ème merveille du monde. Aujourd’hui, tu ne me vois plus.

C’est espérer, c’est croire c’est rêver, c’est imaginer des choses qui n’arrivent pas…. Qui n’arriveront plus.

Tu es partie en te focalisant sur tout ce qui nous différenciait. Pendant que moi, je ne voyais que ce qui nous liait.

Finalement, tu ne m’as jamais réellement aimée avec amour, tu m’as aimée avec hormone, comme quelque chose à conquérir, et quand tu m’as eue …c’était fini.

Tu es partie avec cette partie de moi, mon cœur et mon âme brisés.

Fanny

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