Parler d'Amour

L’amour se mérite-t-il ? Y a t-il des personnes indignes d’être aimées ?

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Selon notre caractère, nos expériences, notre histoire, sommes-nous voués à être malheureux ou au contraire à connaître le bonheur ? Selon notre façon d’être, notre passé, nos valeurs, sommes-nous aimables, dans le sens d’être dignes d’être aimés ou l’amour nous est-il inaccessible ? Existe-t-il une raison pour que l’amour traverse notre existence sans s’y arrêter ? Pour que les mêmes relations sentimentales décevantes se répètent à l’infini ? Qui porte la responsabilité de nos échecs amoureux ? Nous, l’autre, notre karma, la malchance, le destin ? A force de ne connaître que des déceptions et des échecs, le désert affectif et la solitude qui l’accompagne, on est en droit de se demander si on est coupable de quelque chose. Si on est à la hauteur de l’amour, digne d’être aimé. Concrètement, on se pose la question suivante : l’amour se mérite-t-il ?

L’amour se mérite-t-il ? Commencer par s’aimer soi-même

Quand on aime, on aime, tout simplement. Ce n’est pas un sentiment exclusivement réservé à certains et interdit à d’autres. Aimer, c’est instinctif, inné, en nous. Et donc être aimé est tout aussi normal, naturel. Il n’y a pas à croire qu’on a fait quelque chose de mal ou qu’on est quelqu’un qui ne mérite pas l’amour de l’autre.

Mais pour en arriver  à cette conclusion, pour se dire qu’on a droit à l’amour, il faut déjà commencer par une base essentielle : s’aimer soi-même.

Nos attentes et nos espoirs amoureux, à force d’être déçus, créent du ressentiment. A un moment, alors qu’on veut juste aimer et être aimé, devant l’absence d’issue, on finit par se dire qu’on ne peut être aimé de personne.

Nous posons ces attentes par inconscience : nous nous imaginons que c’est le comportement de l’autre qui détermine notre état intérieur et donc notre capacité à être aimé. Mais c’est une erreur.

Il est urgent de prendre conscience que ce n’est pas le comportement de l’autre qui pose un problème, mais notre réaction à son comportement. Ce qui fait souffrir, c’est la façon dont on réagit, à tel propos ou comportement, manque de considération, telle déception ou absence.

Cette réaction n’est que la signature de vielles empreintes émotionnelles et de croyances erronées, qui nous appartiennent et qui n’ont rien à voir avec l’autre.

Une fois cette prise de conscience faite, le prochain pas est de se guérir, soi et d’accepter que ce chemin de guérison peut prendre un peu de temps.

Ce n’est qu’une fois guéries que les personnes pourront détourner leur regard de leurs blessures  pour poser sur l’autre un vrai regard disponible et aimant.

Car pour se sentir aimé, en capacité d’être aimé, il faut déjà être prêt à accepter l’amour de l’autre.

L’amour se mérite-t-il ? Personne n’est « indigne » d’amour

Il ne pas laisser des déceptions amoureuses faire croire qu’on est indignes d’être aimés. Il est tout à fait logique de penser, après avoir cumulé de mauvaises expériences, que l’amour n’est pas fait pour nous. Que c’est pour les autres, qu’on ne le mérite pas.

C’est comme si on répétait inlassablement les mêmes erreurs, la même histoire, les mêmes échecs. Et ainsi chaque relation finit inconditionnellement par une rupture.

L’absence de stabilité et de sentiments amoureux pousse à croire que rien en nous n’est « aimable ». Qu’on se sait pas retenir l’attention, susciter des sentiments chez l’autre. Que rien de ce que l’on fait, dit, de ce que l’on est ne mérite l’amour. Et c’est une croyance erronée. Comme toutes les croyances limitantes qu’on se forge au fil du temps.

Penser ainsi, c’est permettre à nos blocages de prendre toute la place et donc de nous interdire l’amour. Nous seuls avons le pouvoir de changer les choses en faisant le deuil de notre passé. En travaillant sur soi pour comprendre d’où viennent nos peurs, nos blocages, nos réactions, nos comportements amoureux. C’est grâce à ce travail introspectif que l’on peut alors s’ouvrir à l’amour.

Alors oui, on ne va pas dire que nous sommes responsables de tout et qu’une fois en paix avec nous-mêmes, l’amour va tomber du ciel. Il y aura toujours des personnes qui ne veulent pas vivre une relation amoureuse sincère, qui jouent, mentent, ne veulent pas s’engager.

Mais la différence c’est qu’on aura le recul nécessaire désormais pour le comprendre. Le détecter et ainsi ne plus se jeter dans une relation avec quelqu’un qui ne nous convient pas.

Pour savoir dire non, pour ne pas laisser les émotions nous submerger. Et ainsi pour ne pas développer des sentiments amoureux inutiles et passer notre chemin à temps.

L’amour se mérite-t-il ? Ne pas porter la responsabilité du désamour des autres

Avant toute chose, il faut arrêter de se remettre en question pour les autres ; nous ne sommes pas responsables de leur mode de fonctionnement amoureux.

C’est usant de tomber sur le même genre de profils, de personnes, de fausses relations. Cela laisse à penser qu’on n’est pas fait pour l’amour et que de toute façon c’est un cercle vicieux. Mais c’est faux.

Que faut-il faire ? Prendre du recul, réfléchir à ce qu’on veut. Être en paix avec ses valeurs et les assumer. Ne plus laisser l’autre tout contrôler, savoir dire non, refuser ce qui ne nous convient pas. C’est ainsi qu’on pourra trouver le chemin de l’amour.

Eugène Marbeau, dans ses « Remarques et Pensées » écrivait « Si pour aimer il fallait connaître, si pour être aimé il fallait mériter l’amour, la vie s’écoulerait solitaire. »

En effet, l’amour ne se mérite pas, ne se gagne pas comme la confiance, ce la nous tombe dessus, arrive sans crier gare. C’est un sentiment et on ne peut lutter contre. Ni contre le fait d’aimer, ni contre l’amour qu’on peut susciter chez l’autre. Mais pour le développer, pour le vivre pleinement, sereinement, et surtout réciproquement, il faut savoir ce que l’on veut vraiment.

L’amour se mérite-t-il ? Non, car l’amour, ce n’est pas du « donnant-donnant ». Chacun peut être aimé sans notion de mérite.

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