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La peur de la solitude affective, personne avec qui pleurer et rire

La peur de la solitude affective, personne avec qui pleurer et rire

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Ce soir, j’ai une peine immense et la rage au cœur mais personne à qui me confier. Personne pour me consoler, me câliner, me dire ça va aller. Personne. Il n’y a personne qui pense à moi, à qui je manque. Sentimentalement. Amoureusement parlant. C’est ce qu’on appelle la solitude affective je crois, la fameuse… Et quand ça va mal comme ce soir que les larmes coulent sur mes joues, que les sanglots m’empêchent de reprendre mon souffle, je réalise à quel point je suis seule. Combien cette solitude affective est pesante. Angoissante. Isolante. Par moments, cela fait peur, vraiment. Quand la solitude affective prend tant de place, que personne n’est là pour soulager votre peine, pour sécher vos larmes, il faut puiser en soi la force de retrouver le sourire à nouveau et de continuer à avancer. Mais il faut aussi apprendre à vivre avec quand la joie s’invite malgré tout et qu’on n’a personne avec qui la partager, avec qui créer des souvenirs. Le poids de la solitude affective est parfois lourd à porter. Très lourd, pesant même. Je vais donc aujourd’hui vous parler du poids et de la peur de la solitude affective.

La solitude affective : personne pour soulager ma peine

La solitude affective donne parfois la sensation de ne pas vraiment exister. Je suis transparente, invisible. Voilà ce que je ressens dans ces moments de spleen. Mon chagrin n’appellera aucun réconfort, aucune compassion. C’est seule que je dois affronter cette nouvelle épreuve. Cette nouvelle tempête dans ma vie. Personne ne va m’écouter, me conseiller, me soutenir, m’aider, me redonner le sourire.

Je déteste cette sensation, déjà parce que c’est douloureux et que mes émotions me submergent dans ces moments-là, mais aussi parce que j’ai l’impression d’être dans la complainte en craquant ainsi et que je déteste cela. Je sais que cela ne m’apportera rien de positif, qu’il ne sert à rien de cogiter, de ruminer ma solitude et mon chagrin.

Alors j’ai juste appris à faire la part des choses, enfin je l’apprends petit à petit.

J’apprends à accueillir mes émotions négatives quand elles arrivent, à les accepter, à lâcher prise et à craquer mais je ne me laisse plus submerger par elles.

Du moins j’essaie. On sait qu’en termes d’émotions et de sentiments, c’est souvent plus facile à dire qu’à faire. Il faut faire preuve de patience avec soi-même, s’accorder le temps de relativiser une situation.

Pleurer n’est pas une honte, il n’y a pas à se sentir coupable de ressentir parfois le poids trop lourd de cette solitude affective sur ses épaules.

Quand la vie nous impose une épreuve difficile, et que nous sommes seul à devoir l’affronter, alors il est normal de connaitre ce moment de solitude intense, de surcharge émotionnelle, de trop plein. La goutte d’eau comme on dit, celle qui fait tout basculer, qui ouvre les vannes de trop d’émotions enfouies, d’avoir été forte trop longtemps, d’avoir tenu bon face à une sensation d’isolement de plus en plus présente.

Mais les moments de tristesse ne sont pas les seuls à me confronter à la solitude même s’ils sont beaucoup plus douloureux.

La joie aussi aime être partagée, a besoin de donner et de recevoir pour se nourrir, pour exister.

La solitude affective : personne avec qui rire et se créer des souvenirs

Il existe cette très belle citation de Bouddha qui dit « On ne diminue pas le bonheur en le partageant ». C’est si vrai.

Le bonheur est fait pour être partagé.

Pas seulement dans une relation amoureuse, mais à chaque instant de joie, de petit bonheur, avec une amie, ses enfants, la famille, chaque moment heureux mérite d’être partagé, car cela permet à ces moments de revivre ainsi à l’infini dans la mémoire de chacun.

En effet, les belles choses et les jolis instants créent des souvenirs. Mais comment faire vivre un souvenir quand on n’a personne vraiment à qui en reparler ? Personne avec qui on a l’a vécu ? Les « Tu te souviens, te rappelles-tu ? »

Des mots qui ne sortent plus de ma bouche depuis longtemps. Depuis quand n’ai-je pas partagé de vrais moments avec un homme, me créant de vrais souvenirs ?

Vous savez, ces moments tantôt romantiques ou passionnés, tantôt émouvants ou drôles, mais toujours complices, qui créent la magie d’une relation, la force du lien et sa pérennité.

Ces moments où vous êtes deux mais où vous restez vous-même, où vous vivez pleinement, où comme dit une auteure que j’affectionne tout particulièrement, vous êtes dans la chair de la vie.

Ces instants qui ne sont que des petits riens, des petites choses, des détails qui semblent insignifiants mais qui mis bout à bout créent des souvenirs et cultivent le bonheur. Le bonheur d’être soi-même tout en étant à deux.

Depuis combien de temps n’ai-je pas été moi-même avec un homme, osant être celle que je suis réellement, même quand ça ne va pas, sans fard ni artifice, sans tricheries, sans chichis ni blablas ?

Depuis combien de temps n’ai-je pas appelé un homme au secours, à l’aide vraiment, en toute spontanéité, avec naturel, sachant qu’il y répondrait avec bienveillance et sincérité ?

Depuis que le terme réciprocité a disparu de ma vie et que le concept de solitude affective s’y est invité à la place…

Depuis si longtemps, trop longtemps…

Alors pour tous ces moments où le spleen s’invite dans ma vie, comme beaucoup de monde et me confronte à ma solitude affective, je choisis de ne plus culpabiliser si je craque. Ajouter de la culpabilité au chagrin, un sentiment négatif à une émotion déjà négative, n’apportera rien.

Je m’autorise à lâcher prise, parce que je ne peux pas être forte tout le temps. Mais je refuse de laisser la solitude affective dans laquelle je vis régir et contrôler mon existence. Hors de  question.

Alors oui le manque est là, la peur parfois, la tristesse s’invite, les doutes s’installent, mais quoi qu’il arrive, il faut avancer. Alors autant avancer avec force et espoir que la peine au cœur. Il y a un temps pour tout et je veux croire que les épreuves actuelles ne sont qu’une étape, constituent des leçons de vie et me sont nécessaires avant de rencontrer celui avec qui je partagerai mes rires comme mes larmes, mes joies comme mes peines.

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