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Comment expliquer l’anxiété à des gens qui ne comprennent pas ?

Comment expliquer l’anxiété à des gens qui ne comprennent pas ?

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L’anxiété est un véritable trouble, souvent difficile à expliquer car il n’est pas « visible ». Pourtant il est réel ! Alors comment expliquer l’anxiété à des gens qui ne comprennent pas ? Je vais m’appuyer sur un article très intéressant du site Bustle.

Qu’est-ce qu’un trouble anxieux ?

Une étude en Amérique a rapporté que le trouble anxieux était le trouble mentale le plus commun en Amérique, affectant tout de même 18% de la population entière.

En France, si l’on considère la population générale âgée de 18 à 65 ans sur une année, 15 % des individus présenteront un trouble anxieux au cours de cette année (12 mois). Tandis que 21% des 18-65 ans présenteront un trouble anxieux à un moment ou un autre de leur vie (prévalence vie entière).

La diversité des troubles anxieux

Il existe une grande diversité des troubles anxieux :

En France, dans la population générale, chaque trouble individuellement a une prévalence sur un an et sur la vie entière respectivement, pour le TAG : 2,1 % et 6 %, pour le trouble panique : 1,2 % et 3 %, pour l’agoraphobie : 0,6 % et 1,8 %, pour la phobie sociale : 1,7 % et 4,7 %, pour la phobie spécifique : 4,7 % et 11,6 %, pour l’ESPT : 2,2 % et 3,9 %. Globalement, la fréquence est deux fois plus élevée chez la femme que chez l’homme. (1)

Lire aussi : Je fais des crises d’angoisse tous les jours

Tellement difficile à expliquer…

Quand on est atteint de troubles anxieux, c’est un véritable Enfer à expliquer à nos amis, notre famille, notre partenaire…

En effet, tant qu’on ne l’a pas vécu, on ne peut pas imaginer la douleur psychique que cela engendre. Personne ne peut imaginer la peur de mourir, la peur de devenir fou, la paralysie face à un danger irréel.

Comment expliquer l’anxiété à des gens qui ne comprennent pas ?

Dans l’excellent livre La psychologie de la peur de Christophe André, l’auteur explique que, pour une personne « normale », ce serait un peu comme si on l’enfermait dans une cage avec 5 lions en lui disant « ne t’en fais pas, ils ont déjà mangé ».

1/ Leur expliquer que ce n’est pas juste de « l’inquiétude »

L’anxiété ressemble à un mot plutôt bénin pris tout seul ; les gens peuvent dire qu’ils sont anxieux à propos d’entretiens d’embauche, d’un vol, d’une deuxième date, ou d’autres situations inoffensives. Et quand ils disent alors qu’ils sont anxieux, ils signifient qu’ils sont en train d’anticiper les difficultés et leur peurs face aux conséquences qui pourraient avoir lieu. Mais ils vont pourtant jusqu’au bout. Cette anxiété-là s’apparente donc à une inquiétude somme toute normale dans la vie de chaque être humain. 

Un trouble anxieux est quant à lieu bien différent. Il induit quelque chose de beaucoup plus compliqué et d’incontrôlable.

Les personnes atteintes de troubles anxieux aigus se heurtent souvent à l’idée qu’il s’agit juste de « soucis. Autrement dit, que ce soit quelque chose de contrôlable s’ils se « calmaient juste ». Or, l’anxiété n’est pas un choix. Faire l’expérience de l’anxiété ou de la crise d’angoisse quotidienne, c’est un peu comme la sensation de devenir fou ou que le cerveau s’en est allé.

Ce n’est pas parce qu’une peur est irrationnelle qu’elle ne peut pas être puissante

Une des choses les plus difficiles à expliquer à propos de certains troubles mentaux comme l’anxiété, est que bien que les processus mentaux ne soient pas rationnels, cela ne veut pas dire qu’ils n’existent pas. Un processus de pensée qui n’a certainement aucune base réelle peut avoir des conséquences puissantes et désastreuses.

Par exemple, une personne anxieuse peut se dire : je vais mourir si je ne ferme pas trois fois la porte. Evidemment, ces personnes savent objectivement que non, ce n’est pas réel. Pourtant, c’est comme si une force obscure et invisible les forçaient à croire le contraire.  

Comment l’expliquer ?

Un bon moyen d’expliquer cela est de diviser votre cerveau en deux : La partie rationnelle et la partie reptilienne – cette dernière est celle qui déclenche les réactions de paniques. Le cerveau rationnel (cortex) peut tout à fait comprendre que la situation que vous êtes en train de vivre n’est en fait pas terrifiante, que votre peur n’est pas rationnelle. Mais le cerveau reptilien n’écoute pas et l’assourdit au point que la personne victime de crise d’anxiété ne pourra littéralement plus entendre raison pendant un certain laps de temps.

Une crise d’angoisse (ou crise de panique) semble terriblement dangereuse, bien qu’elle ne le soit pas

Le sentiment d’une attaque de panique peut être tout à fait spectaculaire et extrêmement difficile à expliquer pour celui qui n’en a jamais fait les frais.

Pour l’expliquer, vous pouvez parler des symptômes physiques : la paralysie des muscles, les fourmillements dans tout le corps, le plexus douloureux qui se serre, la tête qui tourne, la vision trouble, les sueurs…

On dit souvent que pour une personne qui fait une crise de panique, c’est un peu comme avoir la sensation d’avoir couru un marathon sans s’être levé de sa chaise. 

C’est comme si vous passiez votre vie à anticiper le danger

Si vous souffrez de trouble anxieux, vous pensez tout le temps que votre sécurité mentale et physique sont menacées. Vous avez donc la sensation de vivre dans un environnement instable.

Certains vont donc faire des attaques de panique quotidienne ou ressentir une angoisse constante du lever jusqu’au moment où ils vont réussir à s’endormir. Tout cela, pour se protéger de peur irrationnelles mais qui leur paraissent véritablement réelles et insurmontables.

(1) Has-sante.fr

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