Enceinte et séparation : Vivre sa grossesse seule

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Je tiens à remercier du fond du coeur Cécilia qui a accepté de témoigner sur ce sujet difficile. Enceinte et séparation : deux mots qui semblent antinomiques, contradictoires. Et pourtant, vivre sa grossesse seule suite à une séparation est le lot de nombreuses futures mamans. J’espère que ce témoignage vous aidera à vous sentir moins seules et vous donnera du baume au coeur. Je laisse la parole à Cécilia !

Enceinte et séparation : Vivre sa grossesse seule

1/ Bonjour Cécilia, peux-tu commencer par te présenter ?

J’aimerais commencer par dire que je suis tout simplement une jeune femme de 31 ans qui s’apprête à devenir maman pour la première fois ! Je suis une femme passionnée par mon métier de danseuse, qui adore la mode, et toujours en quête de challenges, de dépassement de soi, et de nouveautés !

Je suis aussi une ancienne aventurière de Koh Lanta (Thaïlande en 2016).

Mais je suis surtout une future petite maman épanouie qui d’ici quelques jours va découvrir une nouvelle vie. Et ça, c’est le plus gros défi de MA vie ! Enfin un rêve qui va se réaliser très bientôt, peut-être là, dans quelques heures qui sait… (nous sommes actuellement le mardi 6 août 2019, mon terme est le mardi 27 août 2019, je suis donc jour pour jour à 38 SA).

2/ Est-ce un choix d’être maman solo pendant ta grossesse ? Vivre sa grossesse seule, comment cela est arrivé ? 

Alors être maman solo n’était évidemment pas du tout quelque chose que j’envisageais. On a toutes, j’imagine, (en tout cas, moi j’avais vraiment ce rêve) depuis notre enfance, des rêves de princesses : rencontrer notre prince charmant, se marier et faire plein d’enfants.

Malheureusement, en grandissant, je me suis très vite rendu compte que la vie n’était pas un conte de fée. On se dit que les choses improbables n’arrivent que dans les films ou qu’aux autres.

Jusqu’au jour où ça t’arrive à « toi » (et là je parle de moi) !

Et là, c’est trop tard. Il faut déjà accepter et réaliser ce qu’il se passe, faire le deuil de la situation, se relever et se battre pour continuer. Car j’ai l’impression que la vie est un comme une espèce de combat où il faut sans cesse se relever et avancer. Malgré la douleur, les difficultés, la souffrance… Il faut s’accrocher, tout a une fin. Et pour atteindre le bonheur, il y a forcément des obstacles sinon la vie ne serait pas aussi passionnante. Sans mal, il ne peut pas y avoir de bien !

Si aujourd’hui je suis une maman célibataire, c’est que « JE l’ai COMPLÈTEMENT décidé » !

J’ai été en couple avec le père de ma future princesse durant presque 5 ans (ça aurait fait 5 ans le mois de la naissance de notre fille, c’est-à-dire en août 2019. Je peux même dire le 9 août précisément. Notre relation était, durant ces 3 dernières années, très compliquée.

Malgré cela, je n’arrivais pas à le quitter.

J’ai voulu, à plusieurs reprises, me séparer de lui, mais je n’y arrivais pas. J’avais l’espoir d’une évolution tellement j’étais attachée et probablement amoureuse malgré tout. Mais j’avoue, mes proches et ma famille pourraient vous le dire, j’étais bloquée dans une relation qui me rendait malheureuse

En étant seule, pas enceinte, j’étais prête à patienter, à continuer d’espérer une évolution au sein de notre couple pour envisager d’ici un an ou deux des projets d’avenir comme avoir notre 1er enfant. 

Puis un jour, l’impensable arriva. Un matin, le jeudi 10 janvier 2019, je lui ai demandé d’aller acheter un test de grossesse à la pharmacie pour me rassurer psychologiquement car j’avais des symptômes étranges depuis plusieurs semaines dont je lui avais fait part. Nous avons fait se test de grossesse ensemble. Le petit + était déjà bien affiché dès qu’on a trempé la languette dans mes urines. J’ai lu et relu la notice au moins 50 fois pour être sûre.

Et là c’était bien le cas « OUI, je suis tombée enceinte par accident ».

Dans un moment où notre relation de couple était toxique, nocive destructrice, stressante, catastrophique et j’en passe…Lui était content de cette nouvelle, il voulait des enfants. Moi j’étais anéantie, je me suis effondrée en larmes, j’étais terrorisée et perdue.

Ça allait changer mes programmes, mes projets, mes voyages, mon corps, ma vie…

J’avoue avoir été très égoïste sur le moment, mais ce n’était absolument pas prévu. Et surtout, ce n’était pas le moment. On prenait beaucoup nos précautions car j’avais arrêté de prendre la pilule en juillet 2018. On savait qu’il fallait être prudents, mais si ça devait arriver, évidemment je n’allais pas avorter à plus de 30 ans, et on voulait des enfants tous les 2, mais pour ma part, c’était vraiment pas pour tout de suite. Quand on a vu la gynécologue, et qu’elle a datée ma grossesse, j’étais déjà enceinte de presque 2 mois.

Le jour de cette fameuse et première  échographie, j’ai entendu les battements de son petit coeur dans mon ventre, c’est là que tout a changé. C’était magique ! Ce moment m’a fait changer d’avis et c’était une évidence que cet enfant était un don du ciel. 

3/ Voudras-tu que bébé connaisse le papa un jour ? Ou le trait est tiré ?

Pour être honnête, j’ai quitté le papa le lundi 1er avril 2019. Et non, croyez-moi, ce n’était vraiment pas une blague de poisson d’avril. Sachant que quelques semaines plus tôt, je voulais déjà me séparer de lui, mais lui ne voulait absolument pas.

Je n’ai jamais eu la force de le quitter définitivement, et il a fallu que je sois enceinte de 5 mois pour y arriver. 

On peut se poser la questions: « Quel genre de femme enceinte de 5 mois, a la force de quitter l’homme avec qui elle partage sa vie depuis bientôt 5 ans, sachant que c’est le père de l’enfant qu’elle porte ? » Et bien je vais vous répondre : Tout simplement une femme qui a su développer son instinct maternel.

Je me suis mise à ressentir des émotions que je n’avais jamais ressenties auparavant. Je sentais qu’au quotidien ce qui n’était pas bon pour moi, ne l’était pas non plus pour le bébé.

Il fallait que je me protège pour protéger ma fille.

Je suis prête à tous les sacrifices pour mon bébé. Mon bien-être, pour son bien-être. Cette décision de séparation pendant ma grossesse a été plutôt facile à prendre alors que cela faisait trois ans que je n’y parvenais pas.

Après cette séparation, j’ai tout fait pour lui faire comprendre que même si nous ne sommes plus ensemble, c’est très important de garder contact pour notre enfant. Il est son papa, et c’est très important pour moi que ma fille ait son papa dans sa vie. Il ne faut pas tout mélanger. Nous sommes des adultes, et nous devons arriver à faire des efforts, à se respecter, et à prendre sur nous pour le bien de ce bébé qui lui n’a rien demandé.

C’est très important de partager ces moments de grossesse et l’évolution du bébé.

Savoir si tout va bien, si les analyses sont correctes, les échographies, les frais pour l’arrivée du bébé, les cours de préparation à l’accouchement, et enfin l’accouchement, le peau à peau, la 1ère rencontre, les 1er regards, les 1er bains et soins de son enfant…Malheureusement, le peu de contact avec le papa fut très compliqué, très pénible et même menaçant pendant des semaines. 

Après plusieurs lapins pour discuter du bébé et de son avenir, j’ai vite compris qu’il avait d’autres priorités que de prendre le temps de parler de notre enfant.

Depuis le dimanche 19 mai 2019, son dernier SMS disait qu’il voulait déposer une enveloppe dans ma boîte aux lettres, je n’ai plus JAMAIS eu de nouvelles de sa part après ça, et évidemment, il n’est jamais passé déposer d’enveloppe.

Je n’ai rien contre le fait que ma fille connaisse son papa, mais pour cela il faudrait déjà qu’il la reconnaisse.

Et d’après ce que j’entends, il est dans le déni de son enfant. A croire que d’un coup, ce bébé qui était encore SON bébé jusqu’à mi mai (même s’il prenait zéro nouvelles), n’est plus son enfant aujourd’hui !

Je souhaite vraiment le meilleur pour ma fille. Un homme, un père qui fuit ses responsabilités, qui n’assume rien, et qui a d’autres priorités que d’apporter de l’amour et de l’attention à son bébé… Je préfère qu’il reste loin d’elle !

Je ne peux pas tirer un trait sur cela car malgré tout ça reste son père, mais vu comment ça se passe et ce que j’entends sur sa vision et sa manière de vivre… Ce n’est pas gagné pour qu’elle ait un papa dans sa vie !

Il parle de faire un test de paternité, probablement pour se discréditer de son attitude pitoyable, immature et irrespectueuse.

Alors j’attends de voir s’il va être capable d’assumer ce qu’il dit, de faire ce test, et d’assumer la suite ! Si vraiment il était prêt à assumer son rôle de père, il ne devrait pas hésiter et dès la naissance de cette princesse, il devrait courir faire ce test. Mais il a prévu d’être à l’étranger étonnamment le mois de l’accouchement. Alors ça en dit beaucoup sur le type d’homme qu’il est.

4/ Comment vis-tu ta grossesse seule sans futur papa à tes côtés ? Te sens-tu dépassée ? Appréhendes-tu l’arrivée de bébé ?

Si j’ai été capable de quitter cet homme à ce moment là de ma vie, c’est pour me sentir mieux ! Et c’est le cas. Je vis enfin ces 3 derniers mois de grossesse épanouie, apaisée et sereine. Maintenant, je ne me sens plus dépassée par mon histoire.

J’ai eu un début de grossesse périlleux, douloureux et stressant. J’ai accepté ce qui m’arrivait, ça a été difficile de se dire que ça m’arrivait, « A MOI ». Mais c’était un mal pour un très grand bien.

Une rupture pour une naissance.

La fermeture d’une histoire pour en ouvrir une autre bien plus belle ! La seule appréhension que j’ai, c’est celle de l’accouchement ! J’espère ne pas avoir de complications, ni de césarienne. J’avoue, je rêve de l’accouchement par voie basse sans grosses déchirures et assez rapide (comme tout le monde quoi).

5/ Enceinte et séparation : Qui est/sont la/les personnes qui te soutiennent le plus et sont à tes côtés ?

J’ai des ami(e)s et une famille en OR ! C’est dans ces moments-là, les moments délicats et difficiles où on a besoin de nos proches et qu’on peut se rendre compte de ces amitiés vraies et sincères.

Et bien c’est dingue, mais je ne pensais pas avoir autant d’amour, de soutien, de partage, et d’aide de mon entourage ! Et ce qui est fou, c’est que je n’ai jamais eu besoin de raconter mon histoire, où de courir après eux. D’eux-mêmes, ils ont voulu être présents et m’aider à préparer et accueillir cette merveille de la vie ! Même des femmes, des mamans de ma communauté Instagram m’ont envoyé des cadeaux via voie postale pour m’envoyer leur soutien. J’en profite aussi ici pour tous les remercier ! J’ai une chance incroyable. 

6/ Vas-tu accoucher seule dans la salle d’accouchement ou y aura t-il quelqu’un avec toi ?

Ma maman arrive ce dimanche 11 août 2019 alors si ma fille n’est pas trop pressée, je veux bien qu’elle attende l’arrivée de ma petite mamounette pour l’avoir auprès de moi lors de mon accouchement. Ma mère est tellement heureuse de pouvoir vivre cela auprès de moi ! Voir sa fille accoucher de sa petite fille ! Elle m’a d’ailleurs accompagnée à une de mes séances de préparation à l’accouchement en juin, on en a profité avec ma sage-femme pour parler des contractions et du jour J, ma maman en était toute émue. C’était un moment touchant pour nous 2 !

7/ Enceinte et séparation : Quels conseils donnerais-tu aux futures mamans qui doivent aussi vivre leur grossesse seules ?

Donner des conseils n’est pas simple car on a toutes des histoires différentes, mais ce que je peux dire c’est que rien arrive jamais par hasard. Les choses négatives ou positives sont là pour nous faire évoluer, grandir et avancer. Ou pour nous faire comprendre quelque chose.

En ce moment je lis un livre incroyable (et pourtant je déteste lire), et il y a un passage qui m’a réellement interpellée tellement on dirait qu’il a été écrit pour moi: « Ces « 9 mois magiques » peuvent être vécus comme une période initiatique nous amenant à renaître à nous-mêmes, à grandir intérieurement en même temps que notre bébé, nous allégeant des poids inutiles pour transmettre le meilleur ».

Pour ma part, la grossesse m’a fait grandir, mûrir et grâce à elle je sais dorénavant être heureuse seule intérieurement !

Et croyez-moi, j’en ai vraiment bavé avant d’en arriver-là, à en pleurer, à en passer des nuits blanches, et me dire que je n’arriverais jamais à aller mieux. Je me suis inquiétée pour mon bébé, à me dire que j’allais faire un bébé malheureux, nerveux, colérique et dépressif. J’ai même commencé à avoir des regrets, à m’en vouloir, je me disais: « Mais comment j’ai fait pour en arriver là ? », à me dire que j’avais perdu quasiment 5 ans de ma vie, avec un homme que je croyais connaître mais qui finalement était un étranger. 

Et j’ai su stopper tout ça afin d’offrir paix, sérénité, amour et joie à ce petit être qui grandissait en moi.

Au moins, il aura une atmosphère calme, chaleureuse et douce à la maison. Pour un enfant, il vaut mieux être seule que mal accompagnée. Et c’est quand on fini par en prendre conscience, qu’on arrive à se relever.

Et puis finalement, je ne peux que remercier cet homme, il m’a offert un cadeau.

Probablement le plus beau cadeau qui puisse exister au monde ! Et pour ma part, une chose est sûre, il est hors de question que je me rende malade et dépressive pour un homme, qui en plus n’en vaut absolument pas la peine.

Le mot de la fin :

Je ne sais pas si mon histoire de vie pourra en aider ou même en réconforter certaines, mais maintenant vous connaissez mon histoire ! J’ai fait un choix, qui m’a d’ailleurs fait ouvrir les yeux, et je suis rassurée de constater qu’il n’y a aucuns regrets à avoir !

Mon choix a simplement confirmé mes doutes et mes peurs. Comme dit si bien mon papa: « C’est quand tu quittes quelqu’un que tu te rends compte de qui il est vraiment !« 

Et pour cela, je dis MERCI A LA VIE !

Cécilia

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4 réflexions au sujet de “Enceinte et séparation : Vivre sa grossesse seule”

  1. Bonjour Léa,

    Je vous lis depuis des années mais c’est la première fois que je vais laisser un commentaire.

    Le témoignage de Cécilia m’a complètement remuée et m’a ramenée 5 ans en arrière. Moi aussi j’ai vécu ma grossesse seule, seule différence : je n’ai pas choisi la rupture. Je croyais que l’on s’aimait, que l’on a allait construire une famille dans le bonheur et la joie jusqu’au jour (à deux mois et demi de grossesse) où j’ai intercepté des messages sur son portable…

    Il me trompais depuis des mois (peut-être même des années, je ne le saurai jamais). J’ai été anéantie, pulvérisée dans les abysses, j’ai cru vouloir mourir. Enceinte, que devais-je faire ? Faible et désarçonnée j’ai accepté de le pardonner pour qu’on avance et qu’on construise notre famille.

    Mais il a recommencé à peine quelques semaines après ! Et il est parti avec sa maîtresse, sans mot aucun pour le bébé que je portais.

    C’est à ce moment là que je me suis rendu compte de l’ordure avec laquelle je vivais depuis 6 ans ! Le choc, coup de massue. On croit connaître quelqu’un par coeur et on se rend compte un beau jour que c’est un étranger !

    Ma petite puce et moi nous sommes battues, ce ne fut pas simple, surtout la première année mais aujourd’hui je sais que c’est ce qui pouvait nous arriver de meilleur ! Nous sommes nous deux contre le monde et rien est impossible. Ma fille m’a donné une rage de vivre, une rage de vaincre, une soif d’amour et de protection. Je suis une lionne qui protège son lionceau et je n’ai jamais été si heureuse que depuis qu’elle fait partie de ma vie

    Merci encore pour votre témoignage, ça m’a fait du bien d’écrire une partie du mien en retour

  2. Je suis vraiment admirative de ce genre de parcours. Je pense que la place de Cécilia je n’aurais jamais été capable de prendre une telle décision. Pourtant il semble évident que ce soit la meilleure à prendre. Pour ma part je trouve que la grossesse en elle-même est déjà tellement difficile je n’imagine absolument pas me retrouver seul et pourtant j’y songe souvent

  3. Ce témoignage m’a énormément émue.
    Prendre une telle décision est pour le moins surprenante et touchante.
    Cécilia est une femme incroyable que je suivais déjà sur les réseaux et franchement je l’admire énormément.
    Elle a su nous montrer que malgré les points négatifs on arrive toujours à prendre conscience de ce qu’il nous arrive et de pouvoir être qu’il on est. Le bonheur de sa fille et d’elle passe avant toute chose, c’est l’essentiel.
    Qu’elle continue comme ça, la battante qu’elle est, pour pouvoir « surmonter » l’accouchement et que tout se passe pour le mieux.
    Je l’embrasse très fort

  4. Témoignage très touchant, courage à toi tu peut le faire vous serez tte les deux heureuse il le regrettera un jour t’inquiète pas pour sa continue comme sa femme battante

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