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Le célibat dans notre société

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Célibat, couples et société

Pour certaines d’entre nous, la solitude est une malédiction qui nous est tombée dessus. Elle nous effraie, nous angoisse. Me retrouver seule ? Sans personne qui m’aime ? Sans petits mots d’amour et de tendresse ? Cela ressemble à un défi impossible à relever. A côté de ça, la fin du monde, ce n’est pas grand-chose.

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J’aimerais donc dans cet article, tenter d’expliquer pourquoi nous sommes si nombreuses à éviter le célibat, préférant souvent être mal accompagnée plutôt que seule (quoique l’on en dise).

Le couple dans la société

De nos jours, être en couple est finalement THE PREUVE publique que nous sommes aimables, au sens premier du terme, c’est-à-dire que l’on est facilement aimée. Une relation à long terme c’est prouver aux yeux de tous « qu’on est une femme merveilleusement extraordinaire et que quelqu’un sur cette planète l’a enfin compris et même qu’il est prêt à renoncer aux autres femmes, rien que pour nous, juste par Amour ». Si c’est légèrement caricaturé, c’est un peu comme ça que je vois les choses quand j’observe les filles brandir leur nouveau statut Facebook avec Mention honorable « en couple avec Jean-Christophe de Lacourge ». (Ok, moi aussi je l’ai fait, je l’avoue. Oh ça va, on est en droit de faire de l’autodérision). Par ces petites touches ironiques, je ne veux pas dire qu’une femme qui souhaite à tout prix être en couple est une folle assoiffée de reconnaissance sociale mais tout simplement une femme ayant besoin de ressentir la fierté d’avoir été l’heureuse élue.

Tout ça pour dire que « pour trouver le bonheur, marions-nous de bonne heure » est insensé. On a trop souvent tendance à oublier que le couple c’est combattre des obstacles quotidiens à deux. Obstacles que nous n’aurions jamais rencontrés seule (humm c’est cynique, surtout pour la femme en couple longue durée que je suis).

Le vrai problème, c’est la Société qui veut nous lobotomiser le cerveau en y faisant pénétrer l’idée selon laquelle, nous ne pourrions être heureuse toute seule. Et c’est malheureusement la raison pour laquelle beaucoup d’entre nous sont en couple pour éviter la solitude et la détresse sociale, et donc, inconsciemment par défaut.

Le Prince Charmant : l’origine de tous nos maux

Pourquoi voulons-nous tant être en couple au-delà du « simple fait » de ne pas nous retrouver seule face à nous-mêmes parce que nous ne nous en sentons pas capables ? Parce qu’on nous a MENTI. Ok, le Père Noel c’était sympa, la petite souris aussi, c’était mignon, convivial et puis bon, au final on a quand même des cadeaux à Noel et de l’argent grâce à nos jobs. Mais pourquoi nous a-t-on fait fantasmer depuis notre plus jeune âge sur le Prince Charmant ? Et nous, bonnes dindes, nous y avons bêtement cru, et on y croit encore parfois. L’âme-sœur, le sauveur, le chevalier, le héros, le prince, BLABLABLA. ON NE NOUS DIT PAS TOUT, comme dirait l’autre. On nous a bien escroquées !

Le Prince Charmant, c’est le premier mec qui s’est immiscé dans mon lit lorsque Papa venait me border en me lisant des livres ou en inventant lui-même les histoires. Dans le genre « males dominants » j’avais de quoi faire entre le Prince Charmant et le Papa Nono.  Je ne vous parle même pas des Walt Disney. En tous les cas, le même scénario typique se répète dans chaque conte (même ceux qui datent du 12e siècle ! Tu lis Chrétien de Troyes, c’est le même schéma avec légèrement plus d’aventures et un français pas toujours simple à traduire pour nous, individus du 21e siècle), mais passons.

Le schéma des contes de princes et princesses est le suivant: la princesse est une jeune femme aux longs cheveux blonds glissant telle une cascade le long de son dos et qui se trouve dans une bien mauvaise situation. En effet, la princesse est maltraitée par sa belle-mère, vit avec des nains, est privée de liberté, bosse 45h par semaine pour toucher le Smic, habite une chambre de bonne dans le 11e, est à découvert en fin de mois, bref, elle rencontre quelques difficultés. Et là, le beau, le grand, le héros, le Prince qui est donc, Charmant, surgit de nulle part. Il est grand, fort et n’a peur de rien. Il a rencontré des obstacles incroyables avant de trouver sa Princesse. Il a arraché le cœur du dragon, empoisonné une sorcière, il s’est libéré du royaume des ronces, est parvenu à broyer le serpent à mille têtes. Il a volé les riches pour donner aux pauvres, il a monté le meuble FLY de ses propres mains, a réparé le grille-pain et été faire les courses juste avant que le Carrefour ne ferme !!!! Puis, le regard de  la jolie dinde passive se plonge dans les beaux yeux du chevalier au sourire « bright ». C’est le coup de foudre et « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants et un chien nommé Binouze ».

Mais qu’est ce que tout cela signifie ?

Doit-on comprendre que nous, femmes, sommes des quêtes ? Que nous sommes le Saint-Graal et que le Prince Charmant va venir nous sauver ? Quel est le message implicite de ces contes ? Qu’il ne faut pas s’inquiéter si on a une vie de merde parce que le beau héros va déployer toute son énergie pour nous rendre la vie meilleure ? En gros, si on analyse, nous nous devons d’être des cruches mais de JOLIES cruches et surtout nous devons être en DETRESSE, être angoissées, déprimées, malheureuses, avoir de gros soucis sur le dos. Ainsi, le PC (abréviation subtile du Prince Charmant), se sent utile, il ressent l’envie de nous aider voire de nous sauver puis de nous conquérir grâce à ses prouesses (ou ses promesses). Mais nous ne sommes pas toutes des dindes soumises (peut-être pour ça qu’on ne trouve pas le Prince ????)

Bon ok, vient le jour où l’on fait sa rencontre. Enfin pas celle du prince mais une caricature pas mal foutue. Le décor n’est pas vraiment merveilleux, il pue un peu l’alcool et n’est pas bâti comme Apollon mais il à l’air sympa et gentil. Aller, on se lance. On débute la relation avec des étoiles dans les yeux, ça y est, le Prince, on l’a trouvé, niark niark. Il faut que j’appelle toouuutteess mes copines. On est heureuse de se réveiller le matin dans ses bras, de le voir sourire, de ne plus manger seule face à la télé, de pouvoir enfin converser, raconter notre journée, partager, tout simplement. On se dit que Papa et Maman avaient raison et que les Walt Disney n’ont pas été crées que pour les enfants et les Pinpins crédules.

SAUF QUE

Plus tard, alors que la relation a déjà bien évoluée, nous découvrons l’imperfection des hommes, les vrais, qui ne sont, par conséquence, pas des Princes Charmants. Cette énorme différence entre les contes et les publicités qu’on nous balance sur l’Amour et la réalité est l’une des raisons pour lesquelles il y a comme un quiproquo entre les hommes et les femmes. Nous, les femmes, nous faisons face à une réelle désillusion et on a inconsciemment du mal à pardonner aux hommes, qui n’y sont pour rien. Eh oui, nous non plus ne sommes pas parfaites sauf que l’imperfection des femmes est répétée depuis des millénaires. Donc pas de désillusion pour ces messieurs.

Ainsi, Catherine Sandler, dans Comment trouver l’homme de sa vie, explique : « Quand la réalité rattrape la fiction, quand le Prince Charmant quitte son image d’Epinal, glisse dans ses pantoufles et entame son périple dans la vraie vie, il devient un homme, tout simplement. Et un homme souvent, ça gratte, ça pique, ça perd ses cheveux et ça laisse trainer ses poils partout, ça sent pas la rose, ça boit de la bière et ça prend de la bedaine, ça se laisse aller, ça n’aime pas être dérangé, mais ça n’aime plus trop bouger non plus (…), c’est allergique à la vaisselle et au ménage en général, ça a trop combattu de dragons et ça n’aime plus faire d’efforts… »

Puis elle explique pourquoi l’homme, on l’aime quand même ! « Parce que les gros bras d’un homme, ça reste fichtrement utile quand il s’agit de porter les bagages ou les packs d’eau, de déménager ou de déplacer un gros meuble.
Parce, ce qui est rare est d’autant plus précieux : l’homme communique si peu que quand il le fait, on récolte des pépites et on en est toute bouleversée.
Parce qu’il sait jusqu’ou ne pas aller trop loin, et qu’il va faire l’effort qu’il faut- pas plus, pas trop, faudrait pas qu’on en prenne l’habitude- pour ne pas nous perdre. »

Conclusion

Bien heureusement, on peut trouver le bonheur seule. Mais ça fait peur car on doit se créer notre propre bonheur et ça, malheureusement, on a bien souvent du mal à le faire. On ne possède pas les plaisirs quotidiens du partage amoureux : se réveiller dans les bras de l’autre, savoir que quelqu’un quelque part pense à nous alors qu’on est au boulot, faire une tarte aux pommes à deux, manger ensemble… Lorsque l’on est célibataire, on doit savoir se faire plaisir sans l’aide de personne, on doit se construire et développer nos goûts et nos passions. Seulement, la société nous rabâche sans cesse qu’être en couple est la clé du bonheur. Mais si trouver la personne idéale pour nous peut effectivement être considéré comme un remède magique à tous nos troubles psychologiques, se mettre en couple par défaut, pour éviter la solitude, est une ineptie.

Enfin, on a beau avoir grandi, beaucoup, avoir atteint l’âge mûr ou je ne sais quoi, inconsciemment l’image du Prince Charmant est restée collée à notre esprit. On nous a trop parlé de lui, servi ses qualités sur un plateau d’argent, ect… Mais les hommes sont, comme les femmes, imparfaits. Et qu’on le veuille ou non, il faut faire avec !

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5 comments

  • Je trouve cette image des hommes que nous donne Mme Sandler bien tristement réductrice: porte bagages atteint d’un mutisme chronique, qui confinerait sans doute à un syndrome d’Asperger mal diagnostiqué? La réalité est ce me semble qqpart entre ce cliché et celui du prince charmant.
    J’aimerais tout de même rajouter ceci: même Walt Disney a bien évolué depuis Blanche Neige et la belle aux bois dormants, en accord avec les progrès de nos idées reçues. vous souvenez vous de Mulan qui partait seule en guerre sauver l’honneur de sa famille et la vie de son père ? Sans mentionner le jeune Rebelle issue des studios pixar qui refuse le mariage et ne s’embarasse d’aucun prince dans ses aventures. La société a bien évolué, et on peut attendre d’une femme qu’elle soit entreprenante, indépendante, et pleine d’assurance , voire (oserais-je le dire?) CELIBATAIRE.

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    • Bonjour “M”,

      Je partage tout à fait ta vision des choses et tu as bien raison de préciser que notre société a aussi évolué à travers ces films d’animations tels que Mulan et Rebelle comme tu les a cités! Mais peut-être devrions-nous suivre l’exemple de Pocahontas? Passer d’un mec à un autre (Humooouurr).
      Et merci pour le “porte bagages atteint d’un mutisme chronique” et le syndrome d’Asperger! Ca m’a bien fait rire, mais non, ce n’est pas ce que Sandler veut dire. J’ai juste repris un paragraphe de son bouquin, elle n’a pas une image si caricaturale de l’homme 😉

      Reply

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