Parler d'Amour

Camisole sentimentale : Un texte puissant de Dylan Pédron

Camisole sentimentale : Un texte puissant de Dylan Pédron

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Voici un nouveau texte de Dylan, toujours aussi puissant !

Camisole sentimentale : Un texte puissant de Dylan Pédron

Plus j’avance dans ce monde, plus je m’attriste de ce que je vois. Une vie aseptisée, où le calcul prime sur la spontanéité, où l’émotion est oubliée au profit de la tactique. Il ne faut pas trop donner, ou on te prendre sans compter. Il ne faut pas trop s’attacher, ou tu souffres quand le consommable reprend sa place. Il ne faut pas trop aimer, ou l’autre se lasse et va vers quelque chose de plus compliqué à obtenir.

On a oublié le naturel

On a combattu la sincérité et l’argent a pris la place de l’humain dans les rapports. Et ça me fait chier. J’ai pas envie de tout ce merdier !
À trop se brider, on en oublie qui on est. On s’isole, on se braque, on se cache.

Les gens n’échangent plus.

Rien qu’à voir la vie dans les transports en commun, tu comprends. Tu arrives seul, tu prends ton casque, ta musique ou ta série, et pas un regard. Pas un échange. C’est un transport en commun, mais pas un transport en communication. Les gens sont hallucinés en me voyant parler aux gens quand l’occasion se présente, rire, dire bonjour, aider. Les gens nous regardent, et sourient, mais n’osent pas faire de même, venir discuter, et lâcher quelques minutes leurs appareils et leur mutisme.

La vie, à mon sens, ce n’est pas ça. Ça ne peut pas être ça.

J’en ai marre de me dire qu’il faut tout limiter, tout contrôler, se fondre dans la masse pour ne pas faire de vague, alors que c’est la différence qui rend la vie enrichissante. On n’apprend rien seul, borné dans ses idées et sa pensée. On ne réfléchit et n’évolue qu’en contact d’une pensée qui diverge de la nôtre. On apprend de l’éducation, de la transmission.
Quand je repense à mes relations, et au retour que j’en ai, je me dis que le monde est triste. Et je ne l’accepterai pas.

Je n’ai aucune envie de changer là-dessus.

Qui aujourd’hui peut s’octroyer le droit de m’interdire de vivre à 100% ? Pourquoi je devrais refréner cette sensibilité à toute épreuve ?
J’ai envie de rester celui que je suis, qui est capable d’aimer au premier regard, de chérir de la première seconde à la dernière. Je n’ai plus peur d’avoir l’impression de crever à chaque fin, même si je l’ai moi-même décidé. Je n’ai pas envie de m’empêcher de me donner à 100% dès le départ. Y’a pas de temps à perdre. Tout peut se finir demain, et mettre le pied sur le frein ne changera pas l’échéance. Je ne veux plus regretter d’aimer, d’adorer, de chérir, de donner, de frémir, de bander en un regard, de pleurer au bord du conflit, de flipper en imaginant le pire, en imaginant perdre celui ou celle qui emplit mon cœur amicalement ou amoureusement.

J’ai envie de vivre, comme si demain ne comptait pas, et en ayant conscience qu’hier est déjà passé.

Fini les regrets, les remords, les reproches et les doutes. Ce n’est pas parce que quelqu’un a pensé une chose vis-à-vis d’une situation que ça en fait un fait inaliénable. Jamais plus je ne laisserai quelqu’un penser à ma place si j’ai le droit d’aimer, de haïr, de rire ou de pleurer, de me vexer ou de me réjouir, car j’ai décidé que la camisole sentimentale du XXIème siècle n’aurait plus d’emprise sur moi. Plus jamais.

Je veux vivre, aimer, rêver, jouir de cette vie dont le champ des possibles est infini. Dès la première seconde. Sans réfléchir. Car le futur ne m’appartient pas encore. Et finalement… j’ai bien le temps d’y arriver !

Dylan Pédron

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