Parler d'Amour

Ça ne me suffit plus : Un texte émouvant d’Amandine

Ça ne me suffit plus : Un texte émouvant d’Amandine

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Ça ne me suffit plus

Ça ne me suffit plus. Ce qu’on vit là, tu vois, ça ne me suffit plus. On était des amants, on s’est créés des souvenirs ensemble, je suis tombée sous ton charme et j’ai commencé à t’aimer. T’aimer sincèrement. Plus que tout et n’importe qui. Mais je souffrais. Ce qu’on était me faisait mal. Ça te brisait aussi. Toutes tes blessures prenaient toujours le dessus sur ‘nous’. Alors à contre-cœur j’ai décidé que c’en était assez. Je suis partie. Sans le vouloir vraiment. Et j’ai souffert de ton absence. Des souvenirs qui remontaient tous les jours. J’étais anéantie. Anéantie et prête à tout pour te revoir, pour que tu me tiennes à nouveau dans tes bras.

J’ai passé des nuits entières à pleurer, à rester éveillée devant ton visage angélique, collée à mon écran de téléphone. Et des journées entières roulée en boule sur mon lit dans un plaid, à pleurer de rage, à avoir froid, même. A me répéter que je n’étais plus rien sans toi. J’ai fait croire au monde alentour que ça allait. Je cachais mes blessures derrière mes sourires. Plus les sourires étaient grands, plus la peine à l’intérieur était ravageuse. Je mettais mon masque, et une fois rentrée, je l’enlevais – comme on enlève ses chaussures à talons au retour d’une longue journée de travail, exténuée et soulagée – pour laisser couler mes larmes retenues pendant de longues heures.

Et puis, par la force des choses, j’ai pu te revoir, t’avoir près de moi. Quelques heures. Plusieurs fois. Nous n’étions plus des amants. Seulement devenus des amis-amants. Je t’ai vite caché mes sentiments car je savais que si je te les montrais, tu repartirais. Il fallait seulement que tu voies ma face joyeuse. Il fallait seulement que nos heures ensemble soient simples et sans encombres. Et voilà trois mois que notre histoire se limite à des étreintes débridées et enivrantes. Oui, c’est enivrant, ces rendez-vous avec toi. Mais tu vois, depuis quelques semaines, les souvenirs d’il y a un an remontent en moi, me détruisant. Ils me minent. Ils me rappellent combien je t’aimais, et combien je t’aime encore, malgré tout, aujourd’hui.

Certes, tes peines et tes souffrances nous anéantissaient, mais j’avais encore le droit à des choses qu’aujourd’hui je ne peux plus avoir. Je pouvais encore t’embrasser amoureusement, te faisant passer tous mes sentiments par mes lèvres. Aujourd’hui, elles ne doivent simplement trahir mon désir pour toi. Et je me demande ce qu’il arriverait si un jour, entre deux jeux, je posais mes lèvres sur ta bouche comme par le passé. Est-ce que tu sentirais à nouveau tout ce que mon cœur veut te hurler ? Est-ce que tu me couperais dans mon élan ? Est-ce que tu me demanderais la raison de ce baiser si différent ? Est-ce que tu fuirais ? Tu vois, je me contente de nos trop rares moments ensemble, me laissant toujours sur un nuage d’euphorie, mais quand l’euphorie disparaît … Je me rappelle que je t’aime à n’en plus finir. Oui, je sais, c’est mal, de faire ça. C’est malsain. Mais je n’y peux rien, moi, sans toi, je deviens folle. Mais ‘folle’, au sens premier du terme. Je perds la raison. Je ne supporte plus le monde qui m’entoure et me détruit. Je n’ai que cette envie de partir. De disparaître. A tout jamais.

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