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Baby clash témoignage : Louise nous raconte le tsunami vécu dans son couple après l’arrivée de ses enfants

Baby clash témoignage : Louise nous raconte le tsunami vécu dans son couple après l’arrivée de ses enfants

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Le baby clash c’est la crise que doivent traverser de nombreux couples à l’arrivée des enfants. Passagère pour les uns, parfois insurmontables pour les autres, tous les couples y laissent des plumes. Baby clash témoignage : Voici donc le témoignage hyper émouvant et totalement transparent de Louise.

Baby clash témoignage de Louise : « Un conte peu ordinaire »

I.                    Nouveau Chapître

Je rentrais de New York et j’avais décidé de me poser. La France, avait quelque chose de propice à la construction d’une famille, de plus stable, avec cet état d’esprit de profiter des bonnes choses de la vie, de la vraie vie tout court. Je ne le savais pas encore mais je le rencontrais alors ; sacré pouvoir de l’attraction (Cf « Le Secret » de Rhonda Byrne).

Mon prof de yoga. Il avait l’air de maîtriser, là, dans son élément. Nous avions les mêmes valeurs ; il apprenait dans les livres ce que j’ai toujours su intuitivement. Il était beau avec ses yeux amoureux, sa chevelure brune et sa barbe de trois jours.

Il était ce que je n’ai jamais accepté chez les autres mecs : il ne connaissait pas cette galanterie parisienne, la séduction… Mais je passais outre ; il y avait cette connexion entre nous. Je prenais plaisir à découvrir son monde même s’il était bien éloigné du mien : les sorties, apéros, le boulot à outrance, la vie à cent à l’heure. Il était synonyme de stabilité pour moi : c’était paisible, agréable, confortable et, naturel. « Il est très bien pour toi, il te pose » me disait ma mère. Mon alter égo. On était à la fois différents et similaires. A nous deux, on se complétait. A la fois opposés et complémentaires.

J’emménageais vite chez lui ; c’était plus simple, je n’avais pas encore d’appartement à moi. Six mois après, nous décidions d’avoir un enfant, lui, qui n’était pas si sûr d’en vouloir lorsque je l’ai rencontré. 

Et là, tout à basculé…

II.                  Ça y est !

Je lui envoyais par mms une photo du test de grossesse. J’étais si heureuse ! Lui, si angoissé. « Mais, on l’avait pourtant décidé à deux ? » lui disais-je. Un homme, quoi.

Ma mère lui trouva du boulot, et moi, je quittais le miens… J’étais épuisée. Chaque mouvement m’était un supplice : « hypersomnie » disait le médecin, ça arrive une fois sur 10 en période de grossesse ! Il fallait que ça tombe sur moi. A partir de ce moment là, nos rythmes mutuels ont changé : j’ai eu besoin de lui.

Lui ne comprenait pas. S’en suivirent une période de disputes pour tout et surtout rien (merci les hormones), j’avais maigris, beaucoup, j’étais frustrée. « Les autres femmes enceintes font des choses et arrivent à se lever, elles » me disait-il. Bonjour culpabilité ! J’avais des contractions, je saignais, j’allais aux urgences. Surtout, je me sentais terriblement seule.

Au 2e trimestre de grossesse j’ai ressenti comme un sentiment d’apaisement et de complétude. Bébé bougeait, finies les nausées et ma forme était revenue puissance dix ! Re-merci les hormones ! J’ai fait du sport, des ateliers, revu mes amis, bossé un peu… La vie quoi ! Puis je nous ai trouvé un cocon pour 3 en 1 semaine, même si j’ai dû gérer le déménagement seule, ou presque.

III.                Bonjour, Maman

Lorsque l’obstétricien vous pose le bébé sur le ventre, vous comprenez vraiment le sens du mot « amour ». Après 13h de contractions à en pleurer et vouloir se jeter par la fenêtre, une nuit blanche et une déchirure recousue à vif, te voilà, mon toi, mon tout. Tu me ressemblais comme deux gouttes d’eau.

Avant de devenir Maman on ne sait pas à quel point l’accouchement est une vraie boucherie. Et encore, j’ai subi la partie soft. Je saignais à flot et changeais mes couches de vieille plusieurs fois par jour, je devais me nettoyer la plaie à l’entrejambe seule tout doucement car, oui, je douillais. Je ne pouvais pas m’asseoir, presque pas bouger. Pourtant, il le fallait. Pour bébé, et, erreur (!), pour les autres qui voulaient voir bébé ! « Plus jamais » je me suis dit. A ce moment je crois que j’ai su dire « non » et assumer mes choix. Devenue maman, j’étais en même temps devenue plus confiante. Cette fois, j’atteignais aussi cette position d’adulte.

Nous étions très fusionnelles et je n’ai d’abord pas laissé de place ni au Papa, ni à personne.

Lui travaillait beaucoup, car je ne touchais aucune aide. Il rentrait à 22h et j’étais déjà couchée. Nous ne faisions que nous croiser mais je n’y prêtais guère attention, j’avais bien d’autres chats à fouetter (un bébé à élever en l’occurrence).

Un bébé koala, qui tapait des crises de nerfs dès que je le posais. Toujours accroché à sa branche (moi ou mon sein) et qui tétait durant 45min toutes les 2h. Autant dire que je n’avais aucun répit. La douche était devenue un luxe et avoir un vrai repas, mission impossible. J’avais des poches grandes comme celles d’un kangourou sous les yeux et je ne tenais plus debout ; je tremblais souvent, surtout dans les escaliers et, j’avais des vertiges. J’étais en mode automatique, tel un zombi et, j’avais même remarqué que, malgré la fatigue extrême, nous avions des cycles de « réveils ». J’ai fait l’erreur que font certainement bien d’autres jeunes mamans ; je me suis oubliée, j’étouffais.

Heureusement, c’était l’été et, nous étions souvent dehors à nous promener au lac en écharpe de portage, avec une amie, ou, à déjeuner en terrasse au boulot de mon conjoint. Je voulais le préserver en faisant toutes les nuits et j’avais acquis une certaine confiance en moi et une super organisation. Les moutons s’accumulaient chez nous mais j’avais appris à lâcher prise.

Accouchement, mariage, baptême dans la foulée : j’étais folle. Ou inconsciente. En une semaine j’avais un nouveau job et une place en crèche. Je crois que j’ai cru en Dieu ce jour là. A tous les dieux d’ailleurs ! 

IV.                Un bonheur n’arrive jamais seul

J’allais commencer mon nouveau job et je faisais l’introduction (difficile) à la crèche depuis 2 semaines. Sauf qu’une nuit, pour la première fois, je n’ai pas réussi à me lever. Cela ne m’étais jamais arrivé. Mon mec me disait souvent « je ne sais pas comment tu trouves la force de te lever, tu es à bout et tu le fais quand même ! ». Bizarre. Ma fille avait eu une petite bronchiolite, j’allais donc voir le médecin.

« J’ai dû avoir 2 rapports depuis » lui répondis-je alors qu’elle tentait de savoir quelle maladie j’avais pu chopper. C’était l’automne et il y avait beaucoup de possibilité. Elle m’envoya donc faire des examens sanguins, mais « tout de même un test de grossesse, au cas où, même si je ne pense pas que ce soit le cas » me faisait-elle part.

Je l’achetais et le faisais direct en rentrant chez moi en plein après midi (il est conseillé de le faire le matin, le taux de HCG étant plus élevé), au moins, on sera sûr d’écarter cette hypothèse.

J’ai fait pipi dessus et en un éclair, le rose est apparu dans les deux petites fenêtres. Bingo, jackpot, j’aurais dû jouer au Loto ! Mon corps se laissait tomber sur ses genoux, ma tête tournait en même temps que des larmes coulaient de mes yeux ; je perdais pied. Mon portable vibrait. Je n’arrivais plus ni à penser, ni à bouger et, en même temps, une tornade de question tourbillonnait dans ma tête. Je n’en pouvais plus, j’étais à bout, j’avais la promesse d’un renouveau, de retrouver ma liberté, ma vie, et là, une bombe venait d’éclater.

« Comment va-t-on faire ? », « J’ai déjà avorté, je ne peux plus » lui criais-je. « On va s’en sortir, ensemble » me rassurait-il. A ce moment là il a su être plus fort que moi ; alors que lui aussi, avait la trouille, évidemment ! Mais il n’en n’a pas laissé échappé une once. J’ai dit « d’accord, mais on va redéfinir les règles ». Maintenant, il allait se lever lui aussi, la nuit, il allait arrêter ses extras pour être là le week-end et, j’allais prendre sur moi et accepter que ma mère prenne notre fille de temps en temps : il fallait que je lâche du lest si je voulais tenir.

J’ai prévenu mes nouveaux patrons, qui, à ma grande stupeur, ont très bien pris la chose. Ouf. Quelques mois plus tard j’étais déjà en arrêt, avec d’autres problèmes : contractions à outrance, saignements ; j’aurais pu prendre un abonnement aux urgences, qui, heureusement n’étaient pas très loin de chez nous. Nous ne pouvions plus rester dans ce 38m2 au 4e sans ascenseur ; on se tapait dessus et ce ventre était lourd à porter.

V.                  Salut les voisins !

Après deux emménagements à déballer les cartons et tout mettre en place seule, la rancœur s’accumulait en moi. « Mais pourquoi tu te stress, on a le temps ». Sauf que dans 2 mois à peine, un bébé arrive et, je n’avais pas envie d’avoir les pattes dans les cartons, à risquer de trébucher, à chercher les biberons ou de quoi m’habiller. Je crois qu’il était vraiment sur une autre planète.

Un matin, je trouvais une rose scotchée à notre fenêtre avec un mot de bienvenue. C’était de nouveau l’été, avec, la canicule, les vertiges et les jambes qui gonflent. Je n’ai pas vécu cette grossesse comme la précédente. Eh oui, là, il y avait un bébé en plus. Ce n’était pas de tout repos. Profitez de votre première grossesse car les autres ne seront plus jamais pareil ! Les apéros (sans alcool pour moi of course) entre voisins m’ont sauvée je crois. C’était ma bouffé d’oxygène. Après près de 2 ans de maternité, sans fumer, sans alcool, presque sans travailler, j’avais de nouveau un chouia de vie sociale.

Bientôt, j’accouchais. Là, le tsunami. J’avais réussi à trouver, pas sans force, une nounou en pleine période de pré-rentrée, une femme de ménage pour éviter les crises de nerfs (« éliminons les disputes qui ne servent à rien » m’étais dis-je.) et, un baby sitter pour m’aider à gérer deux bébés en bas âge qui n’ont absolument pas le même rythme.

J’étais exsangue. Avec le sentiment de ne jamais avoir arrêté. 1 an et demi de non-nuits, une course perpétuelle, une vie qui ne me ressemblait pas et des soucis financiers en prime. J’avais réussi à « le » traîner en psychothérapie conjugale ; ce qui a fait de lui un bon Papa. J’ai pu souffler un peu. Mais c’était déjà un peu tard.

Six mois que les médecins voulaient me mettre en arrêt pour surmenage : je travaillais dans l’événementiel avec en prime, minimum 2h30 de transport par jour, des nuits hachées et une course contre la montre pour aller chercher les filles chez nounou et à la crèche. J’avais repris la cigarette après 2 ans d’arrêt et, par la même occasion, le vin rouge de temps à autre.

Après une tendinite et un début de sciatique je me résignais donc à arrêter de bosser et, trouver un job plus près de chez moi après un temps de récupération.

VI.                Et le couple dans tout ça ?

Notre situation de couple était devenue désastreuse. On ne se touchait presque plus. A vrai dire, c’est moi qui n’y arrivait pas. Pourtant, j’arrivais à être séduite par d’autres hommes, notamment par le biais du boulot, avec des bribes d’admiration parfois, lors de rdv clients. D’ailleurs, je rêvais d’autres hommes (toujours avec une position de pouvoir) : la situation commençait à me peser. Je me sentais seule (ironique avec deux bébés), non désirée et inconsidérée. Par-dessus tout, nous n’échangions plus ; à chaque tentative, une dispute éclatait. Nous étions à vif, sur les nerfs, fatigués, épuisés même. Bien sûr, les moments en famille étaient magiques, mais il me manquait quelque chose : le soleil qui brille et fait graviter les planètes autour. 

J’avais de plus en plus mal aux hanches, au dos, aux cervicales. Ça en devenait insupportable. Les escaliers de notre quadruplex et le vieux matelas emprunté à ma mère n’aidaient pas. Mon mari me faisait néanmoins de temps à autre de petits massages qui me soulageaient sur le moment. « Dommage qu’ils ne dérapent jamais » pensais-je bien souvent. La situation me pesait. Je m’étais renfermée sur moi même au point de refermer mon bassin, me fit comprendre mon fasciothérapeuthe. Ce mur que nous avions dressé entre nous était indestructible. Je broyais du noir le soir entre ma clope et mon verre de vin, à pleurer et attendre qu’il descende me consoler. Je rêvais qu’il me prenne par la main et me dise « on va y arriver, je crois en nous, je suis là pour toi ». Bien sûr, ce n’est jamais arrivé.

Un jour, mon fasciothérapeuthe (la seule médecine qui arrivait à me soulager dans la durée de ce mal de dos, après des tentatives chez plusieurs ostéopathes, médecins, acupuncteurs, sages femmes et chiropraticiens) me dit : « tu es toujours en inspire, lâche ». Et j’ai lâché.

J’ai décidé de vivre pour moi, d’être un peu « égoïste ». « Je passe mon permis, je retrouve un job, on règle ce problème de couple par un divorce ou non, et on voit après si j’achète moi un appart ou si on l’achète à deux ».

Entre temps, il faisait de nouveau beau, les apéros entre voisins se sont accélérés, les disputes avec mon mari aussi, et moi, je fuyais. Mon voisin me disait « quand tu arrives chez moi tu es stressée, ensuite ici ça va, puis dès que tu repars tu es de nouveau tendue ». L’atmosphère à la maison était devenue telle que je ne supportais plus y être : cette froideur qui existait entre mon mari et moi m’était insupportable.

C’était pire que d’être vraiment seule.

J’aimais être là bas, chez mon voisin ; ça me faisait penser à un appart d’ado, et lui, était toujours très attentionné, compréhensif et galant. Facile, me direz-vous, quand on mène une vie carpe diem sans vraies contraintes. Mais bon, cela me faisait du bien.

Un soir où j’étais très fatiguée, mon voisin et moi nous sommes mis à nous embrasser. Ça avait déjà dérapé lors d’une soirée trop arrosée plusieurs mois auparavant et, je l’avais racontée à mon mari. Mais là, c’était différent ; nous étions lucides, du moins, pas saouls. Lorsque les câlins se sont montrés plus intimes, je me suis mise à pleurer comme une madeleine ; non pas parce que je culpabilisais, mais, parce que je ne ressentais absolument rien. J’étais persuadée d’avoir un blocage (ce qui aurait expliqué cette absence de sex avec mon mari).  Au lieu de me réconforté, il m’a sauté dessus : et là, je me suis sentie revivre.

V. Ménage à trois

Je prévenais mon mari que je partais en week-end avec le voisin. Pourquoi avec le voisin ? Parce notre tentative de week-end avec mon mari avait fini comme d’habitude : en déception. « Tu me promets que tu ne coucheras pas avec lui ? » me demandait-il. « Je ne peux pas te promettre ça ». Puis, il changeait de sujet.

C’était magique. Que de sensations retrouvées, de chaleur, de papillons dans le ventre et d’étoiles dans les yeux. J’avais les larmes aux yeux dans la voiture quand je me suis dit que c’était la première fois depuis bien longtemps que je n’avais pas ressenti ce sentiment de bonheur en moi. Je rajeunissais. C’était ma bulle. J’étais à la fois là et ailleurs. Je ne pensais pas pouvoir revivre ça un jour. Je le remercie pour ça.

Une semaine après je le disais à mon mari. J’étais choquée par le fait que tout le monde le voit (c’était translucide) sauf lui. Il était en plein déni. Je n’sais pas si je me sentais coupable, si j’avais envie d’être honnête et échanger sur mes sentiments ou, si j’avais envie qu’il réagisse et se bouge le cul. Je reçus sa réaction comme un coup de massue : « vis ton aventure puis reviens ». C’étaient ses mots.

Finalement, je compris rapidement qu’il était heureusement « normal » et que cela n’était que de l’apparence, pour paraître « haut » : il s’énervait pour tout, m’enfonçait le couteau dans la plaie dès qu’il le pouvait, était très agressif avec moi. J’en étais quelque part rassurée : il n’était finalement pas si indifférent que ça vis-à-vis de moi.

Seulement voilà, c’était trop tard. A chaque fois que je passais du temps avec mon mari, j’avais envie d’être avec mon voisin.

Le matin, quand je me réveillais seule, je me surprenais à danser en pliant le linge avec un sourire béat. Dès que je recevais un message de la part de mon voisin, j’étais d’un coup toute jouasse. Je me sentais épanouie et radieuse. Car avec lui, ce n’était pas que du cul ; c’était une histoire, avec des sentiments.

Je ne me voyais pas choisir entre amour et désir ; comment me demander ça ? La stabilité, le confort, notre famille, la rationalité, mon mari, le rêve de toute ma vie, la sécurité, la proximité et la profondeur d’esprit, les valeurs partagées et, d’un autre, ma jeunesse retrouvée, mes sensations, des émotions multiples, des activités que j’aime partager, des discutions, des rires et des danses à deux, le sentiment amoureux, la spontanéité, des orgasmes. Impossible, je n’me voyais pas vivre sans l’un.

Esther Perel l’explique très bien dans son livre « l’Intelligence érotique » : nous avons besoin de sécurité et de proximité et, en même temps, d’aventures, de spontanéité, d’érotisme et de séduction. Les deux sont indissociables mais ne peuvent pas apparaitre en même temps. Il fau savoir donner l’espace nécessaire au désir d’apparaître.

VII.              Deal

Je jouais à un jeu dangereux. Je risquais de perdre mon mari, que j’aime, et en même temps détruire tout ce que nous avions construits ensemble pour nous, nos enfants, notre famille. Chez nous, ça « puait l’amour » pour reprendre la phrase du flic qui est venu chez nous quand nous nous sommes battus et que j’ai eu une crise d’angoisse. Seulement voilà, la rancœur avait pris le dessus et nos tentatives restaient vaines. Il fallait qu’on s’y mette à 100%, tous les deux et, en même temps.  Y’avait beaucoup de boulot et, la première étape, même si je la craignais, devais venir de moi.

J’ai alors proposé ce deal (avec la gorge serrée) à mon mari : j’arrête de voir le voisin et, en échange, tu vas voir la psy de couple (il s’y était rendu 1 fois et moi 4), on avance main dans la main pour travailler pour notre couple, tu me séduis, on joue cartes sur tables en disant ce qui va et ce qui ne va pas, et, surtout, on arrête de se foutre sur la tronche. Ce qu’il a accepté. Ca fait une semaine et on s’en sort plutôt pas mal, même s’il y a des moments de rechutes et de chamailleries.

Esther Perel aime dire aux couples ayant subi l’adultère entrant dans son cabinet : en occident il y a souvent 2 ou 3 mariages. Le vôtre est terminé. Et si vous débutiez votre second mariage, ensemble ?

VIII.            C’est ça, grandir ?

Hier, le voisin m’a envoyé « je ne devrais pas te le dire mais tu me manques ». J’avais opté pour la solution du mec sans couilles ; c’est-à-dire ne rien lui dire et lui laisser deviner, ce que je savais qu’il ferait. A la vue de ce message je lui ai répondu que j’avais décidé de me concentrer sur ma famille. « Je sais » m’a-t-il répondu. Quand je lui ai demandé « comment ? » il m’a répondu qu’il n’a toujours écouté qu’à travers mes yeux. Et là, j’ai fondu en larmes. C’était trop dur pour moi de concrétiser cette décision. Un choix, c’est renoncer. Renoncer à lui. Être raisonnable. Qui l’eut cru. Me couper un bras. J’aurais aimé l’embrasser une dernière fois. Sentir une dernière fois ses cheveux, son odeur, l’entendre rire ou le voir tirer sur sa cigarette. Me prendre par la main, me caresser la nuque, me promener une dernière fois au soleil avec lui. Ce n’aurait jamais pu être constructif. Il s’est effacé car je l’ai voulu. Et moi je morfle.

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